Dollar : pas de mieux avec l’investiture

Alors que l’investiture de Trump a eu lieu il y a maintenant une semaine, le dollar reste bas comme le rapporte un article de L’Express ce lundi 23 janvier : « Le discours de Trump a manqué de clarté, mais il semble tout de même qu'on se dirige vers la signature d'un partenariat bancaire avec le Royaume-Uni et vers un retrait du Traité transpacifique (TPP), estimait ce matin un professionnel des marchés. » Et c’est sans compter les mesures protectionnistes à l’égard du Mexique, ainsi que de la Chine, adversaire économique autrement plus coriace que le pays latin : « Si les Etats-Unis décidaient de s'aventurer dans une guerre commerciale avec Pékin, le coût économique à porter serait énorme. »

Livre : l’effet yoyo en attendant le Brexit

La livre, quant à elle, semble sortie des tréfonds dans lesquels elle avait plongé suite aux déclarations de Theresa May, la Première ministre britannique, au sujet d’un « hard Brexit », sans pour autant être stable. Mercredi 25, elle progressait « dans l’attente du Brexit », sur le site Investing.com : « La livre progresse contre le dollar américain et l’euro ce mercredi tandis que les investisseurs attendent que le gouvernement déclenche l’article 50 et entame officiellement le processus de sortie de l’Union Européenne. (…) La livre progresse contre l’euro, avec l’EUR/GBP en repli de 0,26% à 0,8548. Les gains de la livre font pression sur le dollar, avec l'indice U.S. dollar, qui mesure la force du billet vert contre un panier d'autres devises, en repli de 0,21% à 100,06.» La veille, elle baissait au cours de la journée. Pour Le Figaro, « Le Brexit continue d'animer le cours de la livre sterling » le mardi 24 janvier : « Le Brexit continue d’alimenter la volatilité de la livre sterling. Bien orientée en début de journée, la devise britannique s’est ainsi affaiblie par rapport aux autres monnaies à la suite de la décision de la cour suprême obligeant le gouvernement à consulter le Parlement avant d’enclencher la procédure du Brexit. »

Un jour elle monte, l’autre elle baisse, sans trouver de point de stabilité dans cette période d’expectative du Brexit. Même constat pour Boursorama qui relaie une news AOF, relevant le recul de la livre, suite à la consultation obligatoire du Parlement pour mettre en œuvre le Brexit : « La livre sterling s’est affaiblie par rapport aux autres devises à la suite de la décision de la cour suprême obligeant le gouvernement à consulter le Parlement avant d’enclencher la procédure du Brexit. Peu avant 11 heures, l’euro gagnait 0,28% à 86,17 pence tandis que le dollar s’adjugeait 0,50% à 80,20 pence. La décision de la cour suprême, défavorable au gouvernement, a été prise par huit voix contre trois. » Une attente qui rend les marchés fébriles, puisque les Britanniques n’ont que jusqu’à mars pour quitter l’Union européenne.

Euro : baisse face au dollar

Mardi 24 janvier, l’euro était « non loin des 1,08 dollar » : « Mardi midi sur le marché des changes, la monnaie unique européenne se tassait légèrement face à sa contrepartie américaine en perdant 0,32% à 1,0734 dollar. (…) Stable contre le franc suisse, l'euro prend 0,30% environ face au yen comme au sterling». Une embellie qui est, selon L’Express, due à l’annonce de l’indice PMI : « L'euro fait fi de la bonne statistique de la matinée : selon l'institut Markit, l'indice PMI pour la zone euro s'est établi à 54,3 au titre du mois de janvier, son deuxième plus haut niveau depuis décembre 2015. »

Mercredi, alors que la livre remontait, c’est la monnaie unique « qui baisse face au dollar » pour ZoneBourse.com : « L'euro baissait mercredi face au dollar qui reprenait un peu de vigueur face à la plupart des monnaies dans un marché attentiste. Vers 07H00 GMT (08H00 HEC), l'euro valait 1,0718 dollar contre 1,0732 dollar mardi soir. » En revanche, elle montait face au yen : « La monnaie européenne montait face à la monnaie nippone, à 121,90 yens pour un euro contre 121,14 yens mardi. » Mais ce même jour, LeRevenu.com titrait « L'euro en léger rebond face au dollar dans un marché sans direction ». En effet, à 10h20 GMT, l'euro valait 1,0744 dollar.

Le yen et Trump pèsent sur la Bourse de Tokyo

Lundi 23 janvier, la Bourse de Tokyo a clôturé en nette baisse d’après ZoneBourse.com : « La Bourse de Tokyo a clôturé en nette baisse lundi en raison notamment des répercussions sur les exportateurs d'un yen fort et des craintes que suscitent les visées protectionnistes que l'on prête au président américain Donald Trump. » Ainsi, la politique de Trump largement protectionniste a pour effet de refroidir quelque peu les investisseurs au Japon :« Recul également des chaînes de grands magasins en raison d'une baisse de leurs ventes de 1,7% en décembre, leur 10ème d'affilée. H2O Retailing a perdu 3,01% et Takashimaya 2,03%. » Selon Capital ce mardi 24 janvier, la décision de Trump de retirer les États-Unis du partenariat transpacifique a ainsi eu des effets sur les marchés asiatiques et notamment nippons : « "À l'heure qu'il est, le principal motif d'inquiétude est la position protectionniste de l'Amérique", déclare Nobuhiko Kuramochi, stratège chez Mizuho Securities. (…) Le recul du yen a pesé sur les valeurs exportatrices et notamment les constructeurs automobiles, également impactés par un article du journal Nikkei selon lequel le président américain accuse l'industrie automobile nippone de pratiques déloyales. »

Fin de l’embellie dollar canadien ?

C’est le site Lesaffaires.com qui s’interroge sur le sujet le vendredi 20 janvier. En ce début d’année, le dollar canadien s’est apprécié assez soudainement : « Depuis l’été, le dollar canadien suivait une tendance nettement baissière qui l’a mené jusqu’à 0,7375 $US cet automne. De là, une reprise en début d’année l’a poussé jusqu’à près de 0,77 $US cette semaine. » Selon Hendrix Vachon, économiste au Mouvement Desjardins et expert du marché des devises, deux facteurs auraient poussé le dollar canadien à remonter : le prix du pétrole et les bons chiffres au sujet de la balance commerciale et de l’emploi. Néanmoins, les perspectives doivent être modérées : « Malgré de meilleures données économiques, la Banque du Canada continue d’exprimer une grande prudence envers les perspectives de l’économie canadienne. Même que le gouverneur Poloz a laissé entendre que la BdC n’écarte pas la possibilité d’adopter de nouvelles mesures de stimulation monétaires (…) Quant à la hausse du prix du pétrole, elle tire à sa fin.» Cependant, le mardi 23 janvier, le dollar canadien changeait peu « malgré l’incertitude » chez Investing.com : « Le dollar canadien change peu contre sa contrepartie américaine ce lundi, tandis que le manque de clarté du président des États-Unis Donald Trump quant à ses politiques économiques met les investisseurs sur le banc de touche. L’USD/CAD progresse à 1,3333, presque inchangé depuis vendredi. » Pour conclure par des propos là encore plus pondérés : « Le dollar canadien demeure sous pression tandis que les prix du pétrole, exportation principale du Canada, reculent. (…) Le cours du pétrole chute suite aux informations qu’une hausse de la production américaine pourrait éclipser les efforts déployés pour rééquilibrer l’offre et la demande du secteur. Ce lundi, des chiffres ont montré une augmentation des ventes des grossistes moins importante que prévu en novembre

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