L’euro au plus haut depuis les élections de Trump

Lundi 27 mars, l’euro a dépassé les 1,09 dollar « pour la première fois depuis le 11 novembre, soit trois jours après la victoire de Donald Trump à l'élection présidentielle américaine » rapporte Les Échos. En cause bien sûr, un dollar sous pression et qui perd la confiance des investisseurs. En effet, ces derniers redoutent que l’échec de la réforme de l’Obamacare soit un premier revers qui « signale des blocages pour les réformes économiques que Donald Trump a promis de mettre en œuvre ». Ainsi « le billet vert cède 0,74% face à un panier de devises de référence, son indice passant sous la barre de 99 pour la première fois depuis le 11 novembre ». M. Esiner, responsable de l'analyse de marché chez Commonwealth Foreign Exchange, précise : « Ce n'est pas que cette réforme avait une grande importance pour les marchés, mais cela fait craindre des difficultés semblables pour des projets de lois beaucoup plus cruciaux, que ce soit sur la fiscalité ou les dépenses. » Mais l’euro bénéficie également d’un bon indicateur outre-Rhin : « (…)  L'euro bénéficiait d'un excellent indicateur en Allemagne, où le moral des entrepreneurs s'est amélioré en mars à un niveau sans précédent depuis près de six ans. «Cet indice permet à l'euro de capitaliser sur la hausse qu'il a observé la semaine précédente. Les investisseurs saluent la solidité de l'économie allemande et soulignent sa capacité à résister aux effets de l'incertitude politique actuellement à l'œuvre dans la zone euro», a écrit Jake Spark, de Western Union. » Ainsi donc, comme le rapporte Le Figaro relayant une news de l’AOF, l’Agence option finance, premier service français d'informations, de conseils et de commentaires boursiers, « L’euro a presque effacé ses pertes depuis l’élection américaine ».

« L’euro au plus haut de 2017 face à un dollar déprimé par la politique », c’est le titre d’un article du Revenu en date du mardi 28 mars.« Ce mardi 28 mars, l'euro vaut1,0865 dollar, évoluant autour de ses plus hauts niveaux depuis novembre, contre 1,0798 dollar vendredi soir », peut-on lire. À titre comparatif, le mardi 21 mars, l'euro valait 1,0819 dollar à mi-journée. Une légère perte de terrain donc. La monnaie unique profite d’un dollar très affaibli par l’échec de réforme du système de santé US mais aussi des incertitudes planant sur la capacité de Trump de mettre en place les réformes promises durant sa campagne.

Pour Boursorama, qui revient sur la bonne forme de la monnaie unique explique aussi, dans un article du 28 mars, que « les sondages d'opinion et les cotes des bookmakers donnent peu de chances à Marine Le Pen lors des élections présidentielles qui s'approchent ». Les craintes d’un Frexit semblent ainsi s’éloigner – la candidate du FN étant pour une sortie de l’euro – et cela rassure les marchés.

Les actions et le dollar délaissés après l’échec de Trump
Le dollar continue cette semaine de perdre du terrain cette fois suite à l’échec de réforme de Trump. L’Usine Nouvelle explique ainsi que « les principales Bourses européennes ont ouvert lundi en repli assez net, les investisseurs délaissant les actions au profit d'actifs jugés plus sûrs dans le sillage de l'échec de Donald Trump à faire abroger l'Obamacare ». Le dollar s’est replié pendant que l’or, valeur refuge en période de doutes, progresse. « Le dollar retombe parallèlement à un plus bas depuis la mi-novembre face à un panier de devises de référence. (…) Face au yen, valeur refuge par excellence, le dollar a touché un plus bas depuis la mi-novembre, à 110,09. »

Des inquiétudes face à l’affaiblissement du yuan
Le yuan est en baisse cette semaine explique ZoneBourse.com dans un article du mercredi 29 mars. Si un yuan faible est plutôt positif pour l’export, il faut néanmoins qu’il soit maintenu à un certain niveau : « La Bourse de Shanghai a ouvert à l'équilibre mercredi, dans un marché focalisé sur un nouvel accès de faiblesse du yuan, et dans l'attente de nouveaux indices pour jauger la santé de l'économie chinoise. »Un équilibre à trouver donc…

Tokyo revigoré par le repli du yen
Le yen aussi se replie et profite aux entreprises comme nous en avons déjà parlé dans une revue de presse du Web précédente.
ZoneBourse.com revient sur cette baisse du mardi 28 mars : « La Bourse de Tokyo a nettement rebondi mardi, dopée par l'affaiblissement du yen face aux principales devises alors que s'atténuaient les inquiétudes sur les perspectives économiques de la présidence Trump. »

Le franc suisse à son plus haut face au dollar
Depuis des semaines, la BNS, la Banque nationale suisse, essaie de prévenir une trop forte appréciation du franc suisse. Mais cette semaine, le franc suisse s’est apprécié face au dollar comme l’indique un article de
La Tribune de Genève ce lundi 27 mars : « En début de matinée lundi, la devise helvétique s'échangeait à 0,9836 franc pour un dollar, atteignant son plus haut depuis quatre mois et demi. » Mais le franc se stabilisait face à l’euro « à 1,0701 franc pour un euro ».

C’est à nouveau
ZoneBourse.com qui commente les mouvements de la devise helvétique dans un article du 29 mars. Ainsi « étant donné la progression de la performance économique dans l'espace européen et la stabilisation de la situation économique dans les pays émergents, la demande en biens et en services suisses devrait connaître une évolution positive modérée (2% en 2017) ». Mais la pression reste présente sur le franc suisse : « Ces derniers temps, le cours du franc vis-à-vis de l'euro a varié entre 1,06 et 1,08 CHF/EUR. Dans ses dernières prévisions, le KOF estime que le taux persistera à un niveau de 1,07 CHF/EUR.Étant donné la vigueur du franc suisse, les marges des entreprises demeurent sous pression. » 

Le dollar canadien change peu
Le dollar canadien, lui, reste sur sa lancée, toujours stable comme le rapporte Investing.com le mardi 28 mars : « Le dollar canadien change peu contre sa contrepartie américaine lors d’une séance calme ce lundi tandis que l’inquiétude relative à la capacité de l’administration Trump à faire passer ses lois continue de dominer le sentiment de marché. » Néanmoins, « le loonie (autre nom du dollar canadien, ndlr) demeure sous pression en raison des faibles prix du pétrole, une des exportations principales du Canada ».