L’euro en attente chiffres emploi US
Vendredi 5 mai, L’Express publiait cet article « Devises: l'euro attend l'emploi américain de pied ferme ». Ainsi, la monnaie unique a reculé ce jour-là à 1,0962 dollar.Rien d’inquiétant cependant. Mais l’euro attendait les chiffres sur l’emploi US pour avril, un élément qui pourrait booster le billet vert et porter préjudice à la monnaie unique : « L'emploi devrait 'mécaniquement' avoir rebondi en avril, notamment avec la re-comptabilisation des employés mis en chômage technique du fait des tempêtes de neige”, explique Aurel BGC. Le spécialiste note toutefois que “certains indicateurs sont nettement moins positifs sur l'emploi comme les résultats des enquêtes de l'ISM ou de Markit, notamment dans l'industrie manufacturière, qui font état d'un net ralentissement des embauches des entreprises”. » Le dollar reste en berne ces derniers jours. Les perspectives d’un relèvement des taux semblent se confirmer pour juin « mais cela ne sera pas suffisant pour porter le dollar très loin » selon les analystes. De même, pas de perspective de hausse pour l’euro dans cet article après la victoire de Macron car « le catalyseur haussier pour l'euro qu'est la victoire anticipée d'Emmanuel Macron lors du 2e tour des élections présidentielles qui se tiendront dimanche, en France, semble en grande partie épuisé ».

L’euro à 1,10 après la victoire de Macron
Pourtant, la monnaie européenne est bel et bien montée à 1,10 dollar après la victoire de Macron, élu nouveau président de la France le dimanche 7 mai.
Business Insider, dans un article du 7 mai au soir, titrait « L'euro inscrit un plus haut après la victoire d'Emmanuel Macron ». Ainsi, on apprenait que « L'euro a franchi dimanche soir le seuil de 1,10 dollar pour la première fois depuis l'élection de Donald Trump et a inscrit un plus haut d'un an contre le yen en réaction à la victoire d'Emmanuel Macron à l'élection présidentielle française ». Et de rappeler que l’euro a progressé de 2,5 % contre le dollar entre le 21 avril et le 5 mai. Désormais, c’est vers les élections législatives que les regards vont se porter au mois de juin prochain…

Mardi 9 mai, la monnaie unique revenait d’ailleurs sur les 1,09 dollar comme nous le rapporte Boursorama dans une news Cercle Finance : « À l'instar des marchés d'actions, la monnaie unique européenne a abandonné une partie de ses gains récents contre le billet vert depuis l'élection sans appel d'Emmanuel Macron à la présidence de la République française. Mardi midi, l'euro, qui avait brièvement dépassé la barre symbolique des 1,10 dollar lundi matin, un sommet de six mois, se traite se tasse de 0,18% à 1,0904 dollar. » Concluant également sur la perspective des législatives : « Ce risque politique désormais écarté, les marchés vont pouvoir à nouveau se tourner vers l'économie réelle, du moins jusqu'aux élections législatives des 11 et 18 juin prochain ». Sans compter que les chiffres de la production industrielle allemande : celle-ci a en effet chuté de 0,4 % entre février et mars. Néanmoins, « des enquêtes signalent que la croissance du PIB a été forte au premier trimestre et pointent un bon démarrage au deuxième ».

Mercredi, les 1,10 dollar l'euro s'éloignaient toujours pour ZoneBourse.com : « Les 1,10 dollar un temps débordés lundi matin s'éloignent un peu plus, mercredi à mi-séance, pour la monnaie unique européenne. À cette heure, l'euro se tasse encore de 0,10% à 1,0866 dollar, une tendance qui prévaut également face au yen et au sterling et au yen, alors que la neutralité reste de mise du côté du franc suisse. » Pourtant, les chiffres sur la Zone euro devrait soutenir la monnaie unique : « Les quelques statistiques publiées ce matin sont pourtant toujours favorables à la zone euro : en France, la production industrielle a rebondi de 2% en mars, soit le double des attentes du marché, tandis que le déficit commercial s'est réduit à 5,4 milliards d'euros. » Mais il faut sans doute regarder de l’autre côté de l’Atlantique pour comprendre cette baisse de l’euro. L’article évoque le fait que la hausse des taux d’intérêt par la FED semble se confirmer : « (…) ‘le marché des Treasuries a désormais totalement intégré une hausse de 25 points de base des taux en juin', indique Natixis, en référence au prochain comité de politique monétaire de la Fed, prévu les 13 et 14 juin. La poursuite du durcissement monétaire outre-Atlantique peut soutenir le dollar contre l'euro. »

Le dollar change peu sur l’inquiétude politique
C’est le titre d’un article de Investing.com qui reprend une news Reuters ce mercredi 10 mai. Ainsi, « Le dollar demeure en repli contre les principales autres devises ce mercredi, sur l’inquiétude politique aux États-Unis bien que les prévisions d’une hausse des taux en juin continuent de soutenir le billet vert ». Une baisse de la monnaie US due au limogeage du directeur du FBI James Comey par Trump de manière inattendue : « Comey menait l’enquête relative à la potentielle intervention russe lors de la campagne présidentielle américaine et les liens du pays avec Trump.»

Pourtant, la veille, le billet vert reprenait son souffle. Le Revenu, reprenant une information de l’AFP, signalait que mardi 9 mai : « Le billet vert aussi montait face à la devise japonaise, à 114,18 yens pour un dollar - grimpant même vers 14H30 GMT à 114,23 yens, un sommet depuis mi-mars - contre 113,27 yens lundi. (…) Le dollar montre finalement une certaine force après des semaines d'indécision", a commenté Fawad Razaqzada, analyste chez Forex.com. » Le relèvement des taux par la FED semble se confirmer pour juin : « Les commentaires des responsables de la Fed renforcent l'idée que l'institution va relever encore deux fois ses taux d'intérêt après une hausse en mars.Une hausse des taux d'intérêt de la Fed rend le billet vert plus rémunérateur et donc plus attractif pour des investisseurs qui cherchent ainsi à effectuer des achats à bon compte dans l'attente d'une telle action. » En attendant, les investisseurs sont à l’affût de la moindre déclaration de la FED sur cette remontée.

Le dollar australien pénalisé par des ventes au détail décevantes
« Le dollar australien s’est affaibli face aux principales devises en raison d’une contraction inattendue des ventes au détail » apprenait-on le mardi 9 mai dans un article du Figaro qui relayait une information de l’AOF, l’Agence Option Finance. Depuis janvier, la monnaie australienne a du mal à remonter la pente et est au plus bas : « Les ventes au détail ont reculé de 0,1% en mars par rapport à février après une baisse de 0,2% le mois précédent. Les économistes interrogés par Dow Jones anticipaient pour leur part un rebond de 0,3%. Cette performance décevante pourrait se traduire par une croissance économique plus faible que prévu au premier trimestre. Bank of Tokyo-Mitsubishi UFJ explique aussi le repli de la devise australienne par le recul des cours des matières premières, dont le pays est un important exportateur. »

Un yen trop fort
Le yen, lui, a le problème inverse puisqu’il est trop fort.
Le Point évoque le sujet à travers l’entreprise Toyota qui « vacille sous le yen fort et n’entrevoit pas d’éclaircie » dans un article du 10 mai : « Le dollar étant passé de 120 yens en 2015/16 à 108 yens l'an dernier, l'onde de choc a été fulgurante: le bénéfice d'exploitation a plongé de 30 % à 1.944,4 milliards de yens, affecté à hauteur de 940 milliards par des effets de change défavorables. » Si Toyota connaît un premier recul de son bénéfice net en 5 ans à cause de la monnaie nippone, le PDG évoque également des causes structurelles : « "Le problème principal, c'est que Toyota est devenu une compagnie trop grande avec des ventes dépassant 10 millions d'unités" et une structure inadaptée, a déclaré M. Toyoda (patron de Toyota, ndlr) (…) Toyota, rétrogradé en 2016 au deuxième rang mondial derrière l'allemand Volkswagen, est confronté à un ralentissement du marché américain, traditionnellement son point fort.»

La Banque de Norvège laisse son taux inchangé
Dans un news AFP, Le Figaro nous informe que « La Banque de Norvège a, comme prévu, laissé son taux directeur inchangé ce jeudi, à un niveau record de 0,5%, sur fond de reprise graduelle de l'économie nationale (…) Après plusieurs réductions visant à relancer l'économie, la Banque de Norvège n'a plus touché à ses taux depuis mars 2016 et a plusieurs fois répété qu'elle les laisserait à ce niveau historiquement bas dans un avenir prévisible », signe que la monnaie norvégienne n’est pas suffisamment forte pour supporter un relèvement des taux… Cela est en partie dû à la baisse du prix des hydrocarbures, principal moteur du pays.