L’euro bondit au plus haut depuis 6 mois
C’est un article de BourseDirect.fr qui titrait mardi 16 mai « Devises : l'euro bondit au plus haut depuis 6 mois ! ». En effet, on apprend que l’euro a grimpé de 1 % face au billet vert, « pour frôler 1,11$, retrouvant ses niveaux des premiers jours de novembre 2016, peu avant l'élection de Donald Trump à la Maison Blanche ». Plusieurs facteurs jouent en faveur de la monnaie unique, notamment les derniers déboires de Trump : ainsi, après avoir limogé le chef du FBI, on apprend qu’il aurait révélé des informations sensibles classées secret défense au ministre russe des Affaires étrangères, faisant alors reculer le dollar. Les chiffres concernant la zone euro soutiennent également l’euro : « Mardi soir, l'euro avançait de 1,07% à 1,1097$, soutenu par la confirmation d'une croissance de 0,5% en zone euro au 1er trimestre. (…) En glissement annuel, la croissance ressort à 1,7%. En outre, l'excédent commercial de la zone euro a augmenté en mars à 30,9 milliards d'euros contre 28,2 MdsE un an plus tôt et 26,5 MdsE de consensus. Les exportations de biens ont bondi de 13% tandis que les importations ont progressé de 14%. » De quoi rassurer les investisseurs sur la devise européenne qui ont vu s’éloigner les craintes liées à la montée d’un certain populisme, avec en France la candidate Marine Le Pen, clairement anti-Europe.

Ainsi donc l’euro s’appréciait encore face au dollar ce mardi. Pour
Le Figaro, « L'euro grimpait nettement mardi face à un dollar lesté par de récents indicateurs américains jugés décevants et qui pèsent un peu sur les perspectives monétaires aux États-Unis et par une nouvelle polémique liée au président américain Donald Trump. (…) En effet, l'euro tirait parti d'un accès de faiblesse du billet vert, car "si les marchés continuent de prévoir une hausse des taux en juin, les attentes pour les hausses suivantes ont été tempérée par la récente faiblesse des indicateurs économiques et par des craintes d'agitation politique à Washington car une nouvelle tempête médiatique s'est abattue sur le président Trump", a commenté Michael Hewson, analyste chez CMC Markets. Donald Trump, qui s'en défend, est accusé d'avoir divulgué des informations hautement confidentielles au chef de la diplomatie russe, Sergeï Lavrov. » En outre, les chiffres de l’inflation et des ventes au détails étaient plus bas qu’attendu, sans compter que l’activité économique pour mai dans la région de New York est en recul, autant d’éléments qui tirent le dollar vers le bas… et qui font s’envoler l’euro.

Hier mercredi, l’euro continue de progresser comme le rapporte
Le Figaro. Ainsi, « Vers 06H00 GMT (08H00 à Paris), l'euro valait 1,1108 dollar contre 1,1084 dollar mardi vers 21H00 GMT, la monnaie unique européenne évoluant à ses plus hauts niveaux depuis novembre ». En plus des déboires outre-Atlantique, « la devise européenne profite de la baisse des risques politiques dans la zone euro et des attentes d'une politique de la Banque centrale européenne (BCE) à terme moins accommodante (…) Cela a renforcé l'hypothèse que la BCE puisse ajuster son ton lors du Conseil des gouverneurs de juin pour refléter une tendance monétaire plus neutre, estiment les analystes. L'institution de Francfort mène actuellement une politique très accommodante de taux bas et de vastes rachats d'actifs dans le but de relancer l'économie et soutenir l'inflation, mais cela a comme effet collatéral de diluer la valeur de l'euro». 

Le dollar victime d'une nouvelle controverse impliquant Donald Trump
Le dollar fait donc copieusement les frais des faits et gestes du président Donald Trump. Le billet vert, qui est en repli depuis un moment maintenant, a été à nouveau sous pression suite aux controverses animant les États-Unis. Il se retrouve ainsi au plus bas depuis l’élection du 45e président comme l’explique Le Figaro ce mardi 16 mai : « Selon plusieurs médias américains citant des responsables américains, Donald Trump aurait révélé des informations classifiées lors de sa rencontre la semaine dernière avec le responsable de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, et l’ambassadeur russe, Sergueï Kislyak. Ces informations auraient trait à un projet d'attentat de l'Etat islamique via un ordinateur piégé. » Et c’est sans compter le limogeage du chef du FBI la semaine dernière. Autant dire que les investisseurs ne sont pas vraiment confiants dans le billet vert…

Les Échos titrait carrément « Les déboires de Trump font chuter les marchés » ce mercredi. En effet, derrière ce scandale, les marchés craignent que Trump soit poussé vers la porte de sortie avant qu’il ait pu mettre en place ses politiques économiques et fiscales, un départ qui ne serait pas sans causer « une crise politique majeure » : « La multipli­cation des « affaires » commence à sérieusement éroder la confiance des investisseurs. Ils n'excluent plus totalement l'hypothèse d'une procédure d'« impeachment » [NDLR : mise en accusation du président devant le Congrès] à son encontre. Et, même s'il conserve son poste, les doutes sur sa capacité à tenir ses promesses sont de plus en plus grands au sein de la communauté financière. » Des risques qui pourraient remettre en cause la politique monétaire de la FED de relèvement des taux et qui viendrait encore grever le billet vert.

BourseDirect.fr écrivait le 17 mai un article intitulé « Le dollar poursuit sa baisse, Donald Trump continue d'alimenter le risque politique » où l’on pouvait lire qu’en plus d’avoir renvoyé le chef du FBI et révélé des informations sensibles, Trump aurait également « demandé à James Comey de mettre un terme aux enquêtes à propos des liens avec la Russie de son ancien conseiller à la sécurité nationale, Michael Flynn ». Ainsi, « Commerzbank explique que les investisseurs de court terme sont confrontés à un problème épineux : la difficulté à quantifier le risque politique créé par le président américain ». Une crainte légitime quand on sait que le président riposte généralement de manière impulsive sur le réseau social Twitter…

L’élection française a offert un répit au franc suisse

La Suisse avait les yeux rivés sur la France durant les élections. En effet, la monnaie helvétique est une valeur refuge appréciée par les investisseurs en période d’incertitudes, au même titre que l’or. Mais la victoire du candidat d’En Marche ! a donné de l’air au franc suisse comme l’explique cet article du journal
Le Temps : « Parmi les heureux de la victoire d’Emmanuel Macron, il y a le franc. Depuis quelques jours, soulagés de l’échec de Marine Le Pen et son projet de quitter l’euro, les marchés ont quelque peu délaissé la monnaie helvétique. Ce qui lui a permis d’atteindre son plus bas niveau en près d’un an, en fin de semaine dernière. » Comme on vous l’a déjà rapporté dans plusieurs de nos revues de presse, la Banque nationale suisse (BNS) luttait contre un franc trop fort « à coups de milliards d’interventions sur le marché des changes au cours des mois précédant l’élection présidentielle française ». Un répit fort appréciable donc !

Les dollars canadiens et australiens progressent
Si les temps sont durs pour le billet vert, pour le dollar canadien et celui australien, les choses sont différentes, comme en témoigne cet article d’Investing.com ce lundi 15 mai : «           Le dollar canadien et le dollar australien gagnent du terrain contre leur contrepartie américaine ce lundi, soutenus par la hausse des prix du pétrole. Les prix du pétrole réalisent un rallye après que l’Arabie Saoudite et la Russie aient déclaré lundi qu’elles croyaient en l’extension de l’accord visant à la réduction de la production pour neuf mois supplémentaires jusqu’à mars 2018. Le loonie, touche un plus haut de deux semaines, avec l’USD/CAD en repli de 0,7% à 1,3619. Le dollar australien touche un plus haut d’une semaine et demi, avec l’AUD/USD en hausse de 0,7% à 0,7438. »

Pourtant, la semaine précédente avait été mouvementée pour le dollar australien d’après cet article du
Figaro, la monnaie atteignant « son cours le plus bas depuis début janvier (à 1,3644 dollar australien pour un dollar américain et 1,4880 dollar australien pour un euro) après l'annonce d'une baisse inattendue de 0,1% des ventes au détail en mars ».

Norvège : croissance plus forte qu’attendu au T1

Et c’est Le Figaro qui en parle dans un article du 16 mai. On apprend donc que « La croissance de l'économie norvégienne s'est nettement accélérée au premier trimestre, à 0,6%, au-delà des attentes ». La couronne norvégienne faible, comme en parlait la semaine dernière, a finalement eu du bon : « Grâce à des taux d'intérêt historiquement bas, une couronne affaiblie et une politique budgétaire expansionniste, l'économie du pays scandinave affiche néanmoins des signes toujours plus nombreux de reprise. »