• COTATIONS
    Le cours de l'or est en légère baisse cette semaine mais se maintient au dessus des 1845$ l'once.
    Sur le London Bullion Market Exchange, l'once d'or cotait 1863,80$ en début de semaine et 1861,10$ vendredi.
    Sur la cotation en continue, le lingot, après avoir franchi à deux reprises la barre des 60.000$, se stabilise autour de 59.346$.
    En France, le cours de la pièce de 20 Francs Napoléon est passé de 308€ à 320,50€ soit une hausse de 4%.
    Comment expliquer ce rallye haussier et cette volatilité ?
    L'or est au plus haut depuis le mois de mai et emmagasine les supports techniques. Il pourrait viser les 1900$ sur la fin de l'année.
    Le métal jaune a bondi depuis la publication de l'indice des prix à la consommation ressorti en nette hausse la semaine passée, aux Etats-Unis. Cette donnée a suscité de fortes inquiétudes inflationnistes.
    Le rendement des bons du Trésor américain à 10 ans reste négatif depuis plusieurs semaines, ce qui aurait du pousser le cours de l'or à la hausse. Le taux réel (taux nominal corrigé de l'inflation) se situe autour des -1,10%. Rappelons que les rendements des bons du Trésor sont inversement corrélés au prix de l'or. Un certain nombre de facteurs sont à l'oeuvre et ont fait pression sur le cours :
    - Bien que la Réserve Fédérale continue de marteler qu'elle n'est pas prête à relever ses taux, un de ses membres a souligné vendredi la nécessité d'ajuster voire d'accélérer le processus de rachat d'actifs pour contrer les pressions inflationnistes.
    - Le métal précieux est confronté à une concurrence croissante de Bitcoin et d'autres crypto-monnaies.
    - Le dollar américain s'est fortement apprécié ce qui pousse l'or à la baisse.
  • LES MARCHÉS
    Sur le marché américain, les indices finissent la semaine en ordre dispersé. Le Nasdaq établit un nouveau record et dépasse les 16.000 points. Le S&P500, l'indice le plus représentatif de l'économie américaine, progresse et reste proche de son plus haut historique. Le Dow Jones recule, poussé par le retour à un confinement généralisé en Autriche, l'augmentation des cas de COVID-19 dans certaines régions d'Europe et l'Allemagne qui a déclaré qu'elle pourrait envisager une mesure de confinement strict pour lutter contre l'augmentation du nombre de nouveaux cas. Cette anticipation d'un ralentissement économique a pesé sur les valeurs industrielles et celles du secteur de l'énergie. Les investisseurs se sont reportés sur le marché obligataire, ce qui a provoqué une baisse des rendements américains. Cette baisse a pénalisé les valeurs bancaires présentent sur le Dow Jones mais profité aux valeurs technologiques présentes sur le Nasdaq. 
    En ce moment, les marchés parient sur tout ce qui rime avec avenir ou avec futur. 
    Rappelons un adage de la finance pour appeler à la prudence dans les mois qui viennent : 
    "En bourse, on monte par l'escalier et on descend par l'ascenseur".
    RATIO LINGOT D'OR / BITCOIN = 59346$/57201$ = 1,037 (UTC+1 - 22H00)
    RATIO OR / ARGENT = 59346$/ 791,82$ = 74,94 (UTC+1 - 22H00)
  • ÉCONOMIE
    Un nouvel invité devrait être présent au repas de Thanksgiving cette année, l'inflation. Le coût du dîner, qui n'a jamais été aussi élevé, sera en hausse de 14% cette année. 
    La nomination du prochain Président de la Réserve Fédérale américaine pourrait être annoncée dans les prochains jours. Les marchés pensent que Jérome Powell, républicain, sera réélu. L'autre candidate, Lael Brainard, qui milite pour une régulation plus stricte du système financier pourrait voir sa nomination accueillie plus fraichement par les marchés. 
    En Europe, Christine Lagarde a répété que les conditions pour permettre une hausse des taux ne sont pas encore réunies. Elle a tenté de calmer les anticipations de marché qui ont provoqué une remontée des taux à court terme. Cette déconnexion entre le message de la Banque Centrale et les attentes du marché est préoccupante car son rôle consiste à apporter de la visibilité aux agents économiques. Son mode de communication est un outil de politique monétaire permettant de guider les anticipations.
    Quoi qu'il en soit, du fait de l'inflation et de la croissance, les taux d'intérêt devraient être plus élevés. La FED et la BCE ont une politique "sur-accomodante". Elles ont fait le choix de faire courir aux économies un risque d'éclatement de bulle spéculative plutôt que d'éteindre trop tôt la reprise. 
  • NOTRE COUP DE COEUR DE LA SEMAINE
    Les lingots d'argent de 100, 250, 500 et 1000 grammes.

    Si l'argent est moins médiatique et ne saurait être comparé à l'or en terme de valorisation, il reste une valeur refuge largement plébiscitée :  
    - L'argent est utilisé comme réserve de valeur depuis plus de 5000 ans.
    - Le bimétallisme a longtemps été le socle de systèmes monétaires dans lesquels coexistaient l'or et l'argent.
    - L'argent offre une protection contre le risque de reprise de l'inflation.

    - Le potentiel de croissance de l'argent est important du fait d’une demande provenant à la fois de l'industrie et des investisseurs.
    - L'argent est plus accessible que l'or.
    - La transition verte devrait pousser la consommation d'argent à la hausse.
    - La demande d'argent devrait augmenter dans les 30 prochaines années.

    Investir dans des lingots en argent permet de diversifier son épargne et d'investir dans un support physique détenu en propre, permettant d'éviter le risque de contrepartie.

    Retrouvez ces produits, disponibles sur notre site internet ccopera.com ou bien à notre guichet au 9, rue Scribe à Paris, dans le quartier de l'opéra.