L’euro près des 1,12 dollar en fin de semaine dernière

Mercredi 21 juin, l’euro valait ainsi 1,1131 dollar. Une légère baisse due à un dollar soutenu par les perspectives d’une nouvelle hausse des taux américains d’ici la fin de l’année. Vendredi 23 juin, comme le rapporte ZoneBourse.com« l'euro grappille 0,16% face au billet vert, 1,1170 dollar, sachant qu'il tutoyait les 1,12 dollar voilà huit jours et qu'il a ensuite testé les 1,1120 durant la semaine ». Une légère remontée qui peut être imputée à l’optimisme du dernier bulletin de la BCE quant à l’évolution macroéconomique en zone euro : « La demande intérieure continue d'être bien orientée, notamment sous l'effet de conditions de financement très favorables et de taux d'intérêt bas”, relèvent les analystes de Saxo Banque. Un bon point pour la devise dont l'établissement émetteur de Francfort a la charge. »


L’euro tutoie les 1,14 dollar

Ce mercredi 28 juin en revanche, l’or tutoie carrément les 1,14 dollar, comme titrait ZoneBourse.com : « Ce midi, l'euro gagne encore 0,20% à 1,1360 dollar, non sans avoir marqué en matinée un nouveau sommet annuel, à 1,1390. » Depuis début 2017, la monnaie unique a gagné près de 8 % contre le billet vert. Les derniers chiffres publiés sur l’économie US ont ainsi joué en faveur de l’euro : « (…) plusieurs statistiques américaines publiées dernièrement signalaient une stagnation, sinon un ralentissement de l'économie américaine. En outre, l'administration Trump ne semble pas être en état de présenter rapidement au Congrès le programme de relance budgétaire massive promis durant la campagne électorale. » Ainsi, l’aide que Trump devait apporter aux États-Unis prend de plus en plus de retard… Ce qui n’est pas pour rassurer les investisseurs. En outre, « le Fonds monétaire international (FMI) a abaissé sa prévision de croissance du PIB américain pour l'année en cours et 2018 à 2,1% dans les deux cas. Soit des abaissements de respectivement 0,2 et 0,4 point de pourcentage par rapport aux précédentes anticipations. C'est la première fois depuis le début du mandat de Donald Trump que l'institution révise ses prévisions en ce sens ». Enfin, Mario Draghi, patron de la BCE, a su se montrer rassurant : « (…) la politique ultra-accommodante de la BCE a participé à un raffermissement de la conjoncture désormais bien établi. Si l'inflation, qui tient compte notamment de l'évolution des prix pétroliers, reste encore faible à brève échéance, M. Draghi anticipe cependant à moyen terme une reflation. “Le degré d'accommodation de la politique monétaire pourrait alors diminuer (très) progressivement, sans précipitation”, commente un analyste. »

Pour
EcoMag.com, « L’euro s’envole face au dollar et la livre ». L’article constate ainsi, dès l’introduction, que « Contrairement aux prévisions des analystes, la perspective d’une décrue de l’euro jusqu’à un éventuel retour à la parité avec le dollar ressemble aujourd’hui à un scénario illusoire... ». Pourtant, pour l’euro, le début de l’année avait démarré plutôt doucement « atteignant même le seuil de 1,03 dollar le 3 janvier ». L’euro a depuis progressé, notamment mardi 27 et mercredi 28 juin, pour s’échanger contre 1,14 dollar « soit le plus haut niveau enregistré depuis juin 2016 ». L’euro va-t-il continuer à monter ? « (…) la Deutsche Bank prévoit la poursuite continue de la valorisation de l’euro, qui devrait selon elle clore l’exercice actuel à 1,16 dollar. Ce retournement de situation se justifie, selon les analystes de l’institution financière, par les ultimes déclarations du président de la Banque centrale européenne. Hier, à Sintra, au Portugal, Mario Draghi avait exprimé sa confiance dans une reprise économique affermie, en dépit d’une inflation basse... »


Un plus haut de 10 mois face au dollar

La Tribune titrait « L'euro au plus haut depuis dix mois face au dollar » mercredi 28 juin. Le journal évoque bien évidemment lui aussi les propos encourageant de la BCE sur l’économie de la zone euro : « Le président de la BCE a estimé mardi, en ouverture du forum annuel de la BCE à Sintra, près de Lisbonne, au Portugal, que la confiance revenant en Europe, davantage de demande et d'investissement pourrait suivre. "Tous les signaux indiquent maintenant un renforcement et un élargissement de la reprise dans la zone euro", a-t-il déclaré. » La BCE semble donc être prête à mettre fin à sa politique ultra-accommodante.Et de préciser : « L'euro a ainsi effacé l'intégralité des pertes enregistrées face au dollar depuis l'élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis, évènement qui avait revigoré le billet vert. »

Une opinion mitigée pour le dollar

C’est ZoneBourse.com qui parle du billet vert dans un article du lundi 26 juin : « "L'opinion sur le dollar a été mitigée ces derniers temps, les opérateurs de marché se montrant de plus en plus sceptiques vis-à-vis des projets de la Fed (Réserve fédérale américaine) de normalisation de sa politique monétaire", a observé Derek Halpenny, analyste chez Bank of Tokyo-Mitsubishi UFJ. » Après une remontée la semaine dernière suite aux déclarations de la FED, atteignant même son plus haut niveau en 3 semaines face à la monnaie unique, le billet est à nouveau secoué suite aux données économiques américaines décevantes.

Un constat que partage
DailyFx.com ce même lundi 26 juin dans un article intitulé « Le dollar américain va se heurter au barrage des données économiques cette semaine » : « Les données économiques américaines n'ont pas cessé d'être décevantes. Selon l'indice américain de surprise économique de Citi, la dynamique des données américaines est à son niveau le plus bas en six ans. » Sans compter que de nouveaux chiffres sont attendus cette semaine…


Dollar contre Yuan : pourquoi l'Europe doit se méfier des balles perdues

Le site Atlantico.fr nous apprend, lundi 26 juin, que la Bourse de Pékin « vient d'intégrer la bourse mondiale » le mercredi 21 juin. Une nouvelle que l’empire du Milieu attendait depuis un moment : « (…) après trois années de refus, 222 valeurs boursières chinoises sont entrées dans l’indice MSCI (Index) des valeurs émergentes mondiales. » L’article rappelle qu’en octobre, le yuan entrait dans le panier DTS du FMI :« La Chine est patiente : cela fait des années qu’elle frappait aussi à la porte du FMI pour que le Yuan soit admis dans le DTS (Droits de Tirage Spéciaux, SDR en anglais Special Drawings Rights). Chose faite le 1er octobre 2016, où le Yuan fait son entrée dans ce club des monnaies mondiales aux côtés du dollar (41% du DTS), de l’euro (31%), lui-même pesant 11%, soit plus que le yen et la livre (8% chaque). Là encore, on pourra dire que le montant de DTS détenu par les banques centrales est modeste (286 milliards de dollars), mais le symbole grand. » C’est bien au dollar que la Chine a déclaré la guerre, une guerre des monnaies mais aussi contre l’hégémonie américaine. Et pour ce faire, elle entend avancer côté zone euro en mettant en place des liens d’échange, ferroviaire ou maritime… Brevets, technologies, traités commerciaux, il faut cependant penser à nous protéger.

Le yen baisse
Et c’est
ZoneBourse.com qui nous en parle le mardi 27 juin : « "Les investisseurs saluent la baisse du yen, mais le marché manque de catalyseurs, essentiellement sur le volet japonais, pour doper les échanges. Beaucoup attendent le contenu du discours de la présidente de la Fed plus tard dans la journée", a déclaré dans un communiqué la maison de courtage Okasan Securities. » La suite de l’article fait état de l’évolution des différentes actions principales nipponnes.

Le dollar canadien progresse
Mi-juin, le dollar canadien progressait, au même titre que celui australien. Ce mardi 27 juin,
Investing.com rapporte ainsi que le dollar canadien progresse sur le pétrole : « Le dollar canadien se renforce contre sa contrepartie américaine ce mardi tandis que les prix du pétrole progressent et que les traders attendent les commentaires de la présidente de la Réserve Fédérale Janet Yellen. (…) Le cours du pétrole, l’une des principales exportations du Canada, progresse pour la quatrième séance consécutive mardi, s’éloignant d’un plus bas de sept mois atteint la semaine dernière, en dépit de l’inquiétude liée à l’augmentation de la production américaine de schiste.»

La banque norvégienne maintient son taux

Dans un article du 22 juin, Le Figarorevient sur cette news AFP : « La Banque de Norvège a, comme prévu, laissé son taux directeur inchangé jeudi, à 0,5%, un plus bas historique qui pourrait selon elle perdurer jusqu'en 2019. Les projections laissent entrevoir un taux maintenu à 0,5% "cette année et l'an prochain", et qui "augmenterait progressivement à partir de 2019", a indiqué la banque centrale dans un communiqué. » Depuis mars 2016, la Banque centrale de Norvège n’a pas changé ses taux : elle avait baissé ses taux afin de relancer l’économie du pays, suite à la baisse du cours du baril qui avait impacté le pays scandinave, un des plus gros producteurs de pétrole d’Europe de l’Ouest.