L’euro retrouve des sommets inconnus depuis un an face au dollar 

C’est Le Figaro, dans un article du 12 juillet qui nous apprend que « L’euro n’a jamais été aussi haut depuis douze mois face au billet vert ». Ainsi l’euro a atteint 1,148 dollar, un record qui n’avait pas été atteint depuis le mois de mai 2016. La monnaie unique profite d’un dollar affaibli par le Russie gate : « Des soupçons de tentatives d’ingérence russe pèsent depuis plusieurs mois sur la campagne électorale de 2016 qui a conduit Donald Trump à la Maison Blanche. Hier, le fils aîné du président a admis avoir rencontré durant la campagne de son père une émissaire du gouvernement russe en possession d’informations potentiellement compromettantes sur Hillary Clinton. » Mais l’euro profite aussi des données italiennes concernant l’industrie de la Botte, sans compter les déclarations de la BCE qui a laissé entendre qu’un resserrement de sa politique monétaire était prévue.

Euro stable
Boursorama, quant à lui, titrait « L'euro se stabilise, la présidente de la Fed s'exprime devant le Congrès » également ce mardi 12 juillet. Il évoque la faiblesse du billet vert qui pousse les investisseurs à se tourner vers la monnaie unique qui n’a de cesse de progresser : « Vers 13H30 GMT (15H30 à Paris), l'euro valait 1,1421 dollar, après avoir grimpé vers 05H00 GMT à 1,1489 dollar, à son plus fort depuis 15 mois, contre 1,1465 dollar mardi vers 21H00 GMT. » Face au yen, l’euro avait atteint un plus haut en 17 mois la veille, à 130,77 yens.

L’Express, quant à lui, apporte un autre éclairage sur la progression de la monnaie unique dans « Marché: l'euro toujours porté par la tension du Bund », un article du 12 juillet lui aussi. Il revient sur le fait que les chiffres de l’économie de la Zone euro sont meilleurs qu’attendu : « Eurostat a fait part d'une bonne nouvelle : en mai, la production industrielle de la zone euro a augmenté de 1,3% par rapport à avril, le consensus n'anticipant qu'une hausse de 1,1%, après 0,3% précédemment. Selon Capital Economics, la production industrielle de l'Eurozone est ainsi revenue à son plus haut niveau depuis septembre 2008, “ce qui présage favorablement de la croissance du PIB au deuxième trimestre”. » Les taux longs européens se tendent ainsi, anticipant un relèvement des taux de la BCE qui veut mettre un terme à sa politique monétaire ultra-accommodante : « (…)le rendement du Bund à dix ans atteint ainsi les 0,60% ce midi, alors qu'il n'était que de 0,25% le 23 juin dernier. »


Le dollar recule
Décidément, le dollar n’est pas à la fête… Trump, qui tarde à mettre en place sa politique monétaire de relance, y a été pour beaucoup. Cette semaine, le billet vert plonge suite à« l’inquiétude liée aux liens de l’administration Trump et la Russie » explique
Investing.com ce mardi 12 juillet : « Le dollar est sous pression après la publication d’email de Donald Trump Jr indiquant qu’il aurait reçu de l’aide d’un avocat russe lors de la campagne électorale de son père en 2016 contre Hillary Clinton. » Une pression supplémentaire qui vient s’ajouter alors que le billet vert a un peu de mal à vraiment reprendre sa respiration ces derniers mois et que les investisseurs sont en attente d’une déclaration de la FED au sujet d’un éventuel relèvement de taux : « Les investisseurs attendent les commentaires de Yellen, qui devrait faire son témoignage semi-annuel sur la politique monétaire devant le congrès américain ce mercredi et jeudi.Les marchés attendent de voir si Yellen indiquera si la FED est en route vers une troisième hausse des taux cette année.Les investisseurs demeurent prudents après que deux officiels aient souligné la croissance terne des salaires, et l’inflation étaient la raison d’une approche prudente face à la hausse des taux. »


En revanche, ce lundi 10 juillet, le dollar était à un plus haut de deux mois… contre le yen comme on peut le lire sur Investing.com : « Le dollar progresse à un plus haut de deux mois contre le yen ce lundi après un rapport sur l’emploi meilleur que prévu ayant soutenu les prévisions d’une hausse des taux avant la fin de l’année. » L’article fait également état de chiffres sur l’économie US : « Les emplois non-agricoles progressent de 222 000 en juin, contre 152 000 le mois dernier, après une révision depuis une estimation initiale de 138 000. Ces chiffres battent le consensus qui misait sur une création de 179 000 emplois. Le taux de chômage a progressé à 4,4% le mois dernier depuis 4,3%. Les analystes ne prévoyaient aucun changement. »

Le franc franchit un seuil symbolique face à l'euro
C’est La Tribune de Genève qui nous apprend que « La monnaie helvétique est passée sous les 1,10 franc pour un euro pour la première fois depuis le mois de septembre 2016 ». Le franc suisse est plutôt faible face à l’euro qui a franchi le cap des 1,10 franc « pour la première fois depuis 10 mois » : « Pour retrouver un franc suisse aussi faible contre l'euro, il faut remonter au début du mois de septembre de l'an dernier. La devise européenne confirme, en fait, un mouvement de renforcement amorcé depuis fin avril, les investisseurs ayant notamment accru leur confiance après l'élection à la présidence française du pro-européen Emmanuel Macron. » Mais le fait que l’euro se renforce n’est pas une si mauvaise nouvelle : cela permet d’enlever un peu de pression à la monnaie helvétique, valeur refuge en temps de crise qui a donc tendance à s’apprécier à cemoment-là : « Le phénomène de renforcement de l'euro vient un peu soulager la tâche de la Banque nationale suisse (BNS), l'institut d'émission monétaire veillant au grain depuis plusieurs années maintenant pour combattre le franc fort. Il apporte également une bouffée d'oxygène aux entreprises suisses exportatrices. »

Le dollar canadien recule
Alors que fin juin le loonie se renforçait grâce à la progression du prix du pétrole,
Investing.com explique que « Le dollar canadien recule contre sa contrepartie américaine mardi, reculant depuis un plus haut de 10 mois tandis que les investisseurs attendent la décision de politique de la Banque du Canada mercredi ». La Banque du Canada devrait se prononcer prochainement sur sa politique monétaire, une hausse des taux étant pressentie car « des représentants de la BoC ont déclaré le mois dernier que deux réductions des taux en 2015 avait protégé l’économie de la baisse des prix du pétrole ».

Tokyo fléchit à cause de la remontée du yen
Si une monnaie « faible » permet de favoriser l’export, une monnaie trop forte a tendance à grever un peu l’économie d’un pays. La monnaie nippone, qui avait connu un recul il y a peu, remonte, comme l’indique
ZoneBourse.com dans son article du mercredi 12 juillet : « La Bourse de Tokyo a fini en baisse mercredi après deux séances positives, sur fond de recul du dollar face au yen avant une audition par le Congrès américain de la présidente de la Réserve fédérale (FED) Janet Yellen. » Reste à savoir si elle continuera pas ou pas de s’apprécier les prochains mois…