Devises : l'euro continue sa marche en avant contre le dollar 

Vendredi 21 juillet, l’euro a continué sur sa lancée après avoir atteint un plus haut de 14 mois le lundi 17 juillet. Ainsi, dans un article de ZoneBourse.com, on apprend que l’euro atteignait un nouveau sommet : « Vendredi midi sur le marché des changes, la monnaie unique européenne continuait d'inscrire des sommets annuels face au billet vert américain au lendemain du conseil des gouverneurs de la BCE. Après une hausse de 1% la veille, l'euro gagnait encore 0,11% contre le dollar à 1,1646, non sans avoir inscrit un nouveau sommet de l'année ce matin à 1,1679. » Et de préciser que depuis le début de l’année 2017, la monnaie unique a gagné 10,7 % contre la monnaie américaine. Selon certains spécialistes de Société générale, « l'euro pourrait selon eux atteindre les 1,20 dollar d'ici l'automne ».

« L'euro au-dessus de 1,16 dollar pour la première fois en deux ans », c’est le titre d’un article de La Tribune en date du même jour qui revient sur la progression de la monnaie unique la veille : « Suite au discours de Mario Draghi, président de la Banque centrale européenne, l'euro était au beau fixe, dépassant le dollar et atteignant son niveau le plus élevé depuis près de deux ansL'euro grimpait face au dollar jeudi alors que la Banque centrale européenne (BCE) a maintenu sa politique monétaire inchangée mais a laissé entendre qu'elle discuterait à l'automne de l'avenir de ses rachats d'actifs.» Pour le moment donc, la BCE reste prudente et attend une accélération de l’inflation avant de changer de politique. En outre, ce même jour, le dollar continuait de perdre du terrain « avec la publication d'informations sur le fait que l'enquête menée par (le procureur spécial) Robert Mueller concernait aussi les activités de Donald Trump en tant qu'homme d'affaires ». L’euro est même montéà 1,1658 dollar, son niveau le plus élevé depuis fin août 2015 dans la journée.

Mercredi 26 juillet, une réunion de la FED avait lieu. L’euro attendait sans sourciller l’issue de ce la réunion du comité de politique monétaire de la FED comme le rapporte L’Express dans son article intitulé « Devises : la FED n'impressionne guère la monnaie unique ».Certes, l’euro se tassait un peu, mais restait proche du record atteint la veille : « C'est sans grande inquiétude que la monnaie unique européenne attendait, ce midi sur le marché des changes, l'issue de la réunion du comité de politique monétaire de la Fed, ce soir. Pour l'heure, si l'euro se tasse avec mesure de 0,20% à 1,1624 dollar, il reste peu éloigné du sommet annuel atteint hier en séance (1,1713 dollar). » En effet, il y avait peu de chance que la FED fasse une grande annonce ce jour. En outre, on apprenait que le PIB du Royaume-Uni a augmenté de 0,3% au deuxième trimestre 2017.

Le dollar de plus en plus faible : la faute à Trump ?
C’est RTBF.be qui se pose la question le lundi 25 juillet. Une question somme toute légitime quand on sait que le dollar n’a de cesse de s’affaiblir et a perdu plus de 10 % de sa valeur face à la monnaie européenne. En cause ? Les promesses non tenues par Trump qui refroidissent pour le moins les investisseurs : « On a eu tout un engouement avec l’élection de Trump, avec son programme qui paraissait fulgurant, avec une réduction des taxes et ainsi de suite. Et il se trouve qu’aujourd’hui on n’a rien vu venir, plutôt juste le contraire. Plein de promesses n’ont pas été remplies et le marché se dit que la croissance ne sera peut-être pas de 3 ou 4 %, comme l’avait promis le candidat président. » D’après les chiffres publiés par le Fonds monétaire international le dimanche 23 juillet, la croissance américaine devrait être à peine au-dessus de 2% en 2017 et 2018. La croissance américaine et l’inflation montrent d’ailleurs des signes d’essoufflement.

« Le dollar reste proche d’un plus bas de 13 mois contre un panier d’autres devises ce mardi tandis que les investisseurs surveillent les développements politiques à Washington en vue de la réunion de la Réserve Fédérale » rapportait
Investing.com ce mardi 25 juillet. Les investisseurs restent prudents notamment en raison de l’enquête sur les liens qu’aurait le président Trump avec la Russie : « Lundi, Jared Kushner, le beau-fils de Trump et conseiller senior à la maison blanche, a été auditionné sur ses liens avec la Russie par le Senate Intelligence Committee et a indiqué qu’il avait rencontré des représentants russe quatre fois l’an dernier. » Un élément qui est susceptible de faire échouer le programme de l’administration Trump, « notamment en ce qui concerne les dépenses d’infrastructure et la réduction des impôts ». Autant de doutes qui font s’éloigner les perspectives d’un relèvement des taux, élément qui vient aussi affaiblir le billet vert.

Ce même mardi Le Monde titrait « Le dollar faible envoie l’euro sur des sommets » et expliquait que « Les doutes sur l’économie américaine et le raffermissement de la reprise dans l’union monétaire alimentent la hausse de la monnaie unique », la force de la monnaie unique étant le reflet de la faiblesse du dollar « affecté par les perspectives plus ternes de l’économie américaine » : « L’élection de Donald Trump, en novembre 2016, avait euphorisé les marchés, électrisés par ses promesses de baisses d’impôt et d’investissements massifs dans les infrastructures. Mais, un semestre plus tard, ces engagements de campagne restent lettre morte. Par ailleurs, nul n’attend une avancée rapide du Congrès après le camouflet essuyé par le président sur la réforme de la santé, dont le bien-fondé a échoué à convaincre un Sénat à majorité républicaine. »


Le dollar canadien atteint les 80 cents US
Le Journal du Québec nous apprend ainsi que « Le dollar canadien a atteint, lundi, les 80 cents US avant d’effectuer un léger repli. À la fermeture des marchés, le huard s’échangeait à 79,98 cents US » dans un article du lundi 24 juillet. Stable la semaine précédente, il s’est apprécié cette semaine : « C’est la première fois depuis le 30 juin 2015 que le dollar canadien atteint un tel sommet face au billet vert. » Les raisons de cette embellie ? Des ventes manufacturières et une croissance économiques encourageantes mais aussi des prix du pétrole qui devraient remonter les prochains mois. Il n’en fallait pas plus pour faire monter le huard. Néanmoins, les économistes de la Banque Laurentienne, institution financière historique, prévoit que le huard « pourrait revenir à la réalité au cours des prochaines semaines avant de connaître d’autres envolées avec la hausse des cours du pétrole plus tard cet automne ». Le dollar canadien pourrait terminer l’année autour des 79 cents US.

Le franc suisse au plus bas face à l’euro depuis 18 mois
RTS.ch revient sur la baisse du franc suisse face à l’euro dans un article du 26 juillet : « Le renforcement de la monnaie unique européenne a envoyé le franc suisse à son plus bas depuis février 2016. Il faut actuellement plus d'un franc et onze centimes pour obtenir un euro. » Une plutôt bonne nouvelle étant donné que le franc suisse, valeur refuge au même titre que l’or, a souffert des crises qui ont agité le monde ces derniers mois, voyant sa valeur appréciée, ce qui a eu pour effet de grever l’économie helvétique.