Devises: l'euro plombé par une BCE moins dure que prévu
C’est le titre d’un article de Boursorama du vendredi 27 octobre relayant une news CercleFinance.com. La monnaie unique, qui a subi « un trou d’air » la veille, perdant 1,37 %,reculait encore de 0,23 % ce vendredi suite aux annonces de la BCE sur sa future politique monétaire : « Comme attendu, la BCE n'a pas touché à ses taux directeurs et n'entend pas le faire dans un avenir proche. » Un signal qui est peu rassurant pour les investisseurs quant à la solidité de la monnaie unique, vraisemblablement pas apte à supporter une hausse des taux : « « L'ensemble de ces annonces, et les explications qui les accompagnent, montre une BCE peu assurée des perspectives. La solidité de la croissance, gage de remontée future de l'inflation, reste conditionnée au maintien d'une politique monétaire extrêmement accommodante pendante une période prolongée', indiquent les spécialistes. Dans ces conditions, le premier relèvement des taux directeurs n'interviendrait pas avant le printemps 2019. Soit plus tard que ne l'anticipait le marché. »Néanmoins,« Comme prévu, elle va diviser par deux, dès l'année prochaine, le volume mensuel de ses rachats d'actifs obligataires de 60 à 30 milliards d'euros par mois, et ce jusqu'en septembre », signant alors la fin de sa politique accommodante.

Le risque catalan pèse moins sur l’euro

Mardi 31 octobre,L’Express parlait de la monnaie unique qui subissait moins le risque catalan. Néanmoins, la devise européenne ne progressait pas pour autant : « Pas de tendance pour la monnaie unique européenne ce midi sur le marché des changes. Pour l'heure, l'euro se tasse très modérément de 0,12% à 1,1631 dollar, après sa hausse de la veille (+ 0,32%). » L’article rappelle aussi que les pertes suite aux annonces de la BCE « moins ‘faucon’ que prévu » n’ont depuis pas été compensées. Il semblerait que c’est en partie la situation en Allemagne qui joue sur l’euro : « (…) la formation d'une coalition gouvernementale risque d'être plus difficile que prévu, et donc de prendre du temps. 'Angela Merkel va devoir faire des concessions importantes et notamment sur le plan européen, ce qui a toutes les chances de contrecarrer les plans en la matière de la présidence française', commente un spécialiste. » Les points positifs sont que le risque catalan s’amoindrissant, « les remous politiques en Catalogne ne sont pas en mesure de créer une crise ou une contagion », sans compter que « le PIB de la zone euro a crû de 0,6% au troisième trimestre, selon la première estimation d'Eurostat ». Ce qui est plutôt positif pour la devise.

NéanmoinsBoursier.com titrait « Devise : léger accès de faiblesse de l'euro après la Fed » ce même jour : « La devise européenne a cédé quelques dixièmes de point de pourcentage mercredi soir après le statu quo de la Fed, qui a laissé la voie ouverte pour une hausse des taux en décembre. (…) L'euro a reculé de 0,25% face au billet vert pour finir la séance à 1,1623$, alors qu'il évoluait à 1,1647$ peu avant la publication du communiqué de la FED.» La FED a ainsi laissé ses taux inchangés comme attendu par les marchés : « La croissance s'est poursuivie à un rythme "solide" malgré les ouragans et le marché de l'emploi a continué à s'améliorer, a ainsi noté la Fed, ce qui laisse la voie ouverte à une hausse des taux lors de la dernière réunion de l'année, les 12 et 13 décembre prochains. La FED a ajouté qu'elle continuait cependant à "surveiller de près" l'inflation, qui reste obstinément en dessous de son objectif de 2% en glissement annuel. »

Boursorama revenait également ce mercredi sur la baisse de la devise suite à la FED : « L'euro reculait un peu face au dollar mercredi, après la publication du communiqué de la banque centrale américaine (Fed) qui a sans surprise laissé ses taux inchangés et évoqué un rythme "solide" de croissance malgré les ouragans. Vers 21H00 GMT (22H00 à Paris), l'euro valait 1,1620 dollar, contre 1,1647 dollar mardi vers 21H00 GMT. » Le calme était d’ailleurs de mise sur le marché des devises, mais sans doute pas pour longtemps : «Le marché des devises est calme ce mercredi, les opérateurs préfèrent rester sur la touche avant une salve d'événements à risque (...) dont la décision concernant les taux directeurs de la Banque d'Angleterre (BoE), la nomination du prochain président de la Fed par Donald Trump, des annonces sur la réforme des impôts aux États-Unis et l'emploi américain vendredi", a observé Hussein Sayed, analyste chez FXTM. »

Le dollar porté par la croissance US
C’est ainsi que
ZoneBourse.com titrait un de ses articles vendredi 27 octobre. On apprenait que « Malgré les ouragans, la croissance économique des États-Unis au troisième trimestre s'est établie à 3%, selon une première estimation publiée vendredi ». Les investisseurs sont plus optimistes quant à l’économie américaine : « Dans cet environnement, "le billet vert continue d'être soutenu par la perspective d'un relèvement par la FED de ses taux d'intérêts en décembre pour la troisième fois de l'année et d'éventuellement trois nouvelles hausses l'an prochain, ainsi que par les rumeurs sur le remplacement de l'actuelle présidente de l'institution Janet Yellen à la fin de son mandat en février par un candidat moins prudent". »

Dans l’article « Petite hausse du dollar après le communiqué de la FED »,
Les Échosrelayait une news Reuters évoquant la hausse du dollar après la FED : « Quelques minutes après la publication du communiqué, le dollar s'appréciait de 0,20% face à un panier de référence composé de six devises internationales, contre +0,15% juste avant. » Bien qu’elle n’ait pas relevé ses taux, la Banque centrale américaine a été rassurante : « La FED a précisé que le statu quo avait été décidé à l'unanimité et elle a souligné le dynamisme de la croissance économique et du marché du travail aux États-Unis tout en minimisant l'impact des ouragans, laissant ainsi penser qu'elle relèvera bien ses taux en décembre. »


Le franc offre un bénéfice record à la BNS
Mercredi 31 octobre,
Le Temps parlait du franc suisse : « L’affaiblissement de la monnaie helvétique face à la plupart des devises a permis à la Banque nationale suisse d’enregistrer 33,7 milliards de francs de profit. Qui, au moins pour l’instant, ne changeront rien au versement aux collectivités publiques. (…) L’affaiblissement du franc ces derniers mois explique l’essentiel de ce profit total de 33,7 milliards, soit 5 milliards de plus que l’an dernier à la même période. L’euro s’est en effet apprécié de 6,8% face au franc depuis le début de l’année, atteignant des niveaux qui n’avaient plus été vus depuis la fin du taux plancher en janvier 2015. Et la monnaie helvétique n’a pas seulement reculé face à la devise européenne, mais aussi face au dollar et à la livre sterling, entre autres. De quoi laisser penser que la BNS n’est pas ou peu intervenue sur les marchés ces derniers mois. » Valeur refuge, la devise suisse avait subi une hausse ces derniers mois, suite aux différentes tensions géopolitiques et économiques en Europe et à travers le monde, hausse qui a finalement été jugulée par l’intervention de la BNS.

DailyFx.com évoquait également la baisse de la monnaie helvétique dans l’article « Le franc suisse accélère sa chute » en date du 27 octobre : « La politique monétaire adoptée depuis de nombreux mois par la Banque Nationale Suisse (BNS) semble porter ces fruits sur le marché EUR/CHF. Le franc suisseaccélère en effet son déclin, alors que sa banque centrale est l’une des seules du G10 à avoir établi ses trois taux directeurs en territoire négatif. »

La banque centrale de Norvège réaffirme qu'une politique accommodante "reste nécessaire"
Cette news AOF publiée par
Le Figaro évoque l’issue de la réunion politique monétaire de la Banque nationale norvégienne : « "Dans un communiqué de seulement quelques lignes, le gouverneur de la Norges Bank indique que les conditions n'ont pas évolué depuis son rapport publié le 21 septembre dernier et qu'une politique accommodante "reste nécessaire". » Néanmoins, il laisse également entendre qu’un resserrement de la politique aura vraisemblablement lieu plus rapidement que prévu.

Baisse-surprise de l’économie canadienne
C’est le site
LesAffaires.com qui, le mardi 31 octobre, rapporte que « L’économie canadienne a connu un revers inattendu au mois d’août. Le produit intérieur brut (PIB) a reculé de 0,1%, après une stagnation en juillet. C’est le premier recul depuis octobre 2016 ». En effet, on apprend que les analystes « anticipaient plutôt un gain de 0,1 % ». Néanmoins, même si juillet et août ont été décevants,‘’l’économie a progressé à un rythme de 3,5% au cours des douze et six derniers mois ».