Devises : l'euro rebondit, la fin du "QE" se profile en 2018 

La semaine dernière, l’euro faisait duyo-yo. Après une remontée le mardi, il baissait à nouveau le lendemain. Cette semaine, rebelote. Le lundi matin, l’euro baissait : « L'euro baissait lundi face à un dollar profitant toujours de données encourageantes sur l'économie des États-Unis à quelques jours d'une réunion monétaire de la banque centrale américaine (FED) », expliquaitZoneBourse.com.Le billet vert était donc en hausse, profitant des chiffres de la production industrielle américaine meilleurs que prévu et d’un moral des ménages en hausse. Ainsi, « Vers 07H00 GMT (08H00 à Paris), l'euro valait 1,2267 dollar contre 1,2290 dollar vendredi vers 22H00 GMT ».

Mais
la monnaie unique montait de 0,14 % ce lundi en fin de journée,bénéficiant « d'informations évoquant la fin du programme de rachat d'actifs de la BCE en 2018, suivi d'un relèvement très progressif des taux directeurs à partir de la mi-2019 » peut-on lire sur Boursier.com.

Mais mercredi midi, l’eurose tassait à nouveau de 0,19 %, à 1,2312 dollar comme le rapporte sur Boursorama.com dans une news Cercle Finance, dans l’attente de la réunion de la FED qui devrait voir les taux d’intérêt remontés.

« Devises : l'euro repart en baisse, avant la FED » c’est le titre de l’article de Boursier.com ce même jour qui fait état du recul de la devise européenne. Pour le site, si l’anticipation du relèvement des taux par la FED ont pesé sur l’euro, il y a aussi le moral des investisseurs allemands, qui connaît un « passage à vide », qui a pesé dans la balance : « Le retour de la volatilité sur les marchés financiers n'épargne pas l'euro. La devise unique européenne, qui avait commencé la semaine en hausse lundi, est repartie en nette baisse mardi après l'annonce d'un recul surprise du moral des investisseurs allemands (mesuré par l'indice ZEW). » En effet, la perspective de l’arrêt du programme de rachats d’actifs par la BCE commence à se faire sentir : en mars, l’indiceZEW « est ressorti à seulement 5,1 points, après 17,8 en février, et alors que le consensus tablait sur 13,1 ».Si la fin des QE peut être accueilli positivement, il peut également susciter des craintes : « la Banque centrale européenne devra retirer son soutien monétaire avec prudence pour éviter des turbulences sur les marchés. » L’euro perdait ainsi 0,66 %, à 1,2255 dollar ce mercredi.

Le dollar monte face à l’euro, aidé par des données économiques
Vendredi dernier, alors que le dollar avait démarré la semaine en baisse,il« avançait un peu vendredi face à l'euro, revigoré par des données encourageantes sur l'économie des États-Unis à quelques jours d'une réunion monétaire de la banque centrale américaine (FED) » expliquait
ZoneBourse.com relayant une news AWP/AFP. Ainsi, il profitait d’une hausse forte de la production industrielle ainsi que d’un meilleur moral des ménages américains, qui atteignait un plus haut depuis 2004.

Mardi, le billet vert continuait sa progression. « Le dollar avance face à l'euro, confiant sur une hausse de taux de la FED » c’est le titre d’un article de
ZoneBourse.com également : « Le billet vert se trouvait renforcé à l'ouverture de la réunion de la FED qui doit se terminer mercredi et pour laquelle les marchés anticipent une hausse des taux d'un quart de point. » Une réunion suivie de près par les investisseurs, à l’affût du moindre propos de Powell, dont cela sera la première réunion, afin de savoir s’il y aura 3 ou 4 relèvements de taux cette année.

 

Pourquoi la hausse du dollar n’a pas eu lieu
C’est la question que se posait Le Monde ce mercredi 21 mars. De nombreux analystes avaient anticipé une hausse du billet vert. Ils se sont trompés puisque le dollar a chuté de 8 % entre janvier 2017 et janvier 2018. Les baisses d’impôts voulues par Trump et la hausse des taux d’intérêt auraient dû soutenir le dollar. Mais le président américain a eu bien du mal à mettre en œuvre sa réforme, ce qui a sans doute pesé sur le dollar. L’article ajoute : « Autre explication : les investisseurs s’attendaient à ce que ce soit l’inflation, et non l’appréciation du dollar, qui engendre la hausse du taux de change réel ; le dollar a baissé parce que la Fed n’a pas atteint sa cible en matière d’inflation. Mais l’inflation n’a pas augmenté entre janvier 2017 et janvier 2018 ! Aujourd’hui, les marchés craignent non pas que la Fed n’atteigne pas sa cible d’inflation, mais qu’elle augmente plus rapidement que prévu les taux d’intérêt pour éviter une surchauffe. (…) Il existe au moins dix-sept autres explications de la faiblesse du dollar, certaines pertinentes, d’autres distrayantes. Mais la plupart ne prennent pas en compte l’explication la plus probable : l’imprévisibilité de Trump. »Enfin, « Donald Trump remet maintenant en cause les alliances des États-Unis, pousse consciemment ou non son homologue russe, Vladimir Poutine, à se vanter de nouvelles armes offensives, propage l’idée d’un arrêt des activités du gouvernement (shutdown), ce qui alimente les doutes sur la liquidité du marché des bons du Trésor américain ».

Le franc suisse en danger après l’intervention de la BNS
Et c’est
DailyFx.com qui en parlait le jeudi 15 mars. Le site d’actualités et d’analyses de marché expliquait que « la BNS confirme sa politique expansionniste procurant un risque baissier au franc suisse ». Ainsi, la Banque nationale suisse a décidé de continuer sa politique monétaire accommodante, ce qui a eu pour effet de faire baisser le franc suisse face à l’euro. Elle a ainsi justifié ce statu quo défavorable au franc suisse : « la BNS a conservé un ton prudent, avertissant toutefois le marché EUR/CHF d’une révision à la baisse des prévisions d’inflation (0,6% vs 0,7% pour 2018 et 0,9% vs 1,1% pour 2019). Dans son rapport, la BNS souligne par ailleurs sa préoccupation quant à la vigueur du franc suisse. »

La banque de Norvège prévoit de relever "bientôt" son taux directeur, la couronne s'apprécie
La Norges Bank, la Banque centrale de Norvège, elle, a prévu de remonter ses taux, nous apprend un article du Figaro du jeudi 15 mars, relayant une news Agence Option Finance. Le gouverneur de la Banque centrale de Norvège a ainsi déclaré que « les perspectives de l'économie norvégienne suggère qu'il sera bientôt approprié de relever notre taux directeur ». Il a cependant modéré ses propos, rajoutant que la prudence était cependant de mise, propos tout justifié puisque la banque a abaissé sa prévision d’inflation de 2,5 à 2 %. Néanmoins, cette annonce a eu pour effet de faire grimper la couronne norvégienne dans un cour laps de temps, passant de 0,10463 à 0,10524 euro.

Le dollar australien sous pression
Le dollar australien a bien du mal à remonter la pente.
DailyFx.com, dans un article du jeudi 15 mars, expliquait qu’il restait sous pression en raison des « inquiétudes du marché sur les barrières commerciales que souhaite mettre en place l’administration de Donald Trump ». On apprend ainsi que « Le dollar australien est en baisse ce matin, en raison de l’impact que pourrait avoir la mise en place de barrières commerciales des États-Unis pour la Chine. La Maison-Blanche a affirmé hier que le gouvernement cherchait à inciter la Chine réduire de 100 milliards de dollars son excédent commercial avec les Etats-Unis. Or étant donné que l’Australie fournit de nombreuses matières premières à la Chine, la mise en place de barrières commerciales menacerait par ricochet les exportations australiennes vers la Chine ».


Le dollar canadien, la plus faible des devises majeures
Rien ne va plus pour le loonie. ZoneBourse.com rapportait ce lundi 19 mars la baisse de la devise canadienne : « Victime de nombreux facteurs de pression, le Loonie dévisse sérieusement depuis début février, atteignant son niveau le plus faible depuis juin 2017, au terme de sa pire semaine en plus d'un an face au billet vert. » Tout comme son analogue australien, le dollar canadien souffre de « la posture protectionniste du président américain, les Etats-Unis représentant le principal client d'Ottawa ». Trump a cependant assuré que les taxes sur l'acier et l'aluminium ne concerneraient pas le Canada. Ce sont plutôt les négociations autour des conditions du traité ALENA qui semblent affecter le loonie, atteignant « un point de friction après que le pensionnaire de la Maison-Blanche a tweeté que la première puissance mondiale avait un déficit commercial vis-à-vis du Canada ».