L’euro stable face au dollar malgré Trump

De début de semaine dernière, l’euro était en basse. Vendredi 23 mars, il semblait se stabiliser face à la devise américaine, peut-on lire dans une news Cercle Finance via ZoneBourse.com, et ce, malgré un marché action et des taux plombés par les différentes déclarations de Trump concernant les mesures protectionnistes qu’il souhaite mettre en place : « Ce midi, l'euro grappille 0,08% à 1,2330 dollar (après avoir cédé 0,14% la veille), en suivant des tendances aussi peu prononcées face à ses autres grandes contreparties. »

Forte hausse de l’euro, spéculation sur la BCE
Cette semaine, la devise européenne remontait. Lundi, l’euro bénéficiait des propos du banquier central allemand, Jens Weidman qui a évoqué un relèvement des taux à la mi-2019 par la BCE, comme le rapporte Boursier.com, deuxième pas dans la tentative de normalisation de la Banque centrale européenne de sa politique monétaire après la réduction du volume de ses achats d’actifs.Ainsi, « Lundi soir, la devise unique européenne bondissait ainsi de 0,78%, à 1,2453$, au plus haut depuis près de 6 semaines, le 15 février dernier ».

Mardi, ZoneBourse.com titrait « L’euro toujours au-delà des 1,24 dollar ». Ainsi, la monnaie unique restait à 1,2420 dollar, se tassant de 0,24 %, les tensions commerciales s’apaisant finalement. Les propos protectionnistes de Trump,jugés inquiétants la semaine dernière, ne déboucheront peut-être pas sur une guerre commerciale : « 'C'est plutôt une guerre commerciale larvée qui menace les marchés, mais sans conséquences majeures sur les flux du commerce international, en tout cas tant qu'il n'y a pas d'escalade dans les mesures de représailles', commente ce matin un analyste parisien. Le président américain et son secrétaire au Commerce, Steven Mnuchin, ont d'ailleurs tenu des propos - sinon des tweets - plutôt optimistes quant à l'issue des négociations commerciales. » 

Ce mercredi, l’euro continuait sa progression, comme le rapporte
ZoneBourse.com dans le relais d’une news Cercle Finance, « dans un marché apparemment rassuré par la tenue de négociations entre les États-Unis et la Chine » : « Vers 06H00 GMT (08H00 heure de Paris), l'euro valait 1,2407 dollar, contre 1,2403 dollar mardi vers 21H00 GMT. »Les menaces de taxes douanières proférées par Trump à l’encontre de la Chine apparaissent donc désormais plus comme un outil de négociation qu’une déclaration de guerre commerciale, rassurant alors les marchés.

Chute du dollar après la FED
En début de semaine dernière, le billet vert progressait, soutenu par des données économiques encourageantes telles que la hausse forte de la production industrielle ainsi qu’une amélioration du moral des ménages américains en février. Mais jeudi 22 mars, le dollar baissait après la FED comme le rapporte
Les Échos, cédant 0,2 %. En effet, cette baisse fait suite aux propos tenus par Powell à l’issu de la réunion de la FED : il « s'est montré peu confiant dans les raisons et facteurs qui expliquent l'amélioration de ses prévisions. Il a été trop vague dans son évaluation de l'impact de la politique commerciale de l'administration Trump, qui est pourtant un point de fixation des marchés ».

Le dollar à un plus bas de 5 semaines
Et c’est le titre d’un article Investing.com du mardi 27 mars qui rapporte la baisse importante du dollar : «  Le dollar s'échangeait à un plus bas de cinq semaines contre un panier de devises mardi, espérant qu'une éventuelle guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine pourrait être évitée et raviver l'appétit pour le risque. » L’indice US dollar, qui mesure la force du dollar par rapport à un panier de 6 devises de référence, a même perdu 0,1 %, un plus bas depuis le 16 février, alors que les craintes d’une guerre commerciale se sont apaisées.

La veille, le lundi 26 mars, le dollar avait déjà initié son mouvement baissier si l’on en croit l’article d’
Investing.com :« Le dollar à un plus bas d’un mois sur une potentielle guerre commerciale ». Une baisse donc nourrie par les craintes de guerre commerciale « entre les deux plus grandes économies du monde. » On peut ainsi lire que « En réponse aux tarifs anti-Chine américains, la Chine prévoit d'imposer des taxes sur 3 milliards de dollars d'importations américaines. Le pays envisageait d'imposer des droits de douane de 15% sur les tuyaux en acier, les fruits, le vin et d'autres produits en provenance des États-Unis. Il prévoyait également d'ajouter 25% de droits de douane sur le porc et l'aluminium recyclé. Les tensions croissantes entre les deux pays entravent l'appétit du risque des investisseurs ».

Le yuan se hisse au plus haut depuis la dévaluation de 2015
C’est
une news de l’AFP, via Boursorama.com, qui nous l’apprend ce mardi 27 mars. On pouvait ainsi lire : « Le yuan s'est hissé mardi à son plus haut niveau depuis la brusque dévaluation de 2015, la monnaie chinoise continuant de se renchérir nettement face au dollar, alors que s'estompe sur les marchés la crainte d'une guerre commerciale sino-américaine. La banque centrale chinoise (PBOC) a remonté mardi à 6,2816 yuans pour un dollar, contre 6,3193 yuans lundi, le taux-pivot autour duquel le renminbi (autre nom du yuan) est autorisé à fluctuer. »

Le dollar australien à son plus bas en 3 mois face au dollar US
Sur
Forex.quebec.com, on pouvait lire, dans un article du 27 mars, que le dollar australien enregistrait « des niveaux de plus en plus bas sur le forex face au dollar américain depuis la fin du mois de janvier dernier ». Les perspectives pour la monnaie australiennes restent négatives à moyen terme face au dollar américain.