L’euro stable face au dollar

La semaine dernière, l’euro était sans grande orientation, évoluant autour des 1,23 dollar. Cette semaine commençait dans la même tendance. Ainsi, lundi 9 avril, Boursorama, dans le relai d’une information AFP, indiquait que « L'euro était stable face au dollar lundi dans un marché surveillant toujours l'évolution du bras de fer entre les États-Unis et la Chine alors que Donald Trump a joué la carte de l'apaisement dimanche ». Il valait 1,2278 dollar contre 1,2281 dollar le vendredi 6 avril.

Mardi, même tendance pour la devise européenne, indiquait Le Figaro dans un flash éco : « L'euro était stable mardi face au dollar, alors que les tensions russo-américaines pourraient prendre le pas sur le conflit entre les Etats-Unis et la Chine après un discours rassurant du président chinois, Xi Jinping. Vers 09H00 GMT (11H00 heure de Paris), l'euro valait 1,2321 dollar, au même niveau que lundi vers 21H00 GMT. »

« L'euro grimpe face au dollar, inquiétude sur les relations russo-américaines » titrait
LaLibre.be ce mardi 10 avril : « Vers 14H00 GMT (16H00 heure de Paris), l'euro valait 1,2365 dollar, contre 1,2321 dollar lundi vers 21H00 GMT. » Les tensions entre les USA et la 2e puissance mondiale semblent s’apaiser. L’article précise justement que « Menacé d'une guerre commerciale par son "ami" Donald Trump, le président Xi Jinping a promis mardi une "nouvelle phase" d'ouverture de l'économie chinoise, avec notamment une baisse "considérable" dès cette année des taxes sur les importations d'automobiles, au Forum de Boao pour l'Asie, une conférence surnommée le "Davos chinois" », éloignant les craintes d’une escalade dans cette guerre commerciale. Néanmoins, une montée des tensions entre les USA et la Russie sur fond de conflit syrien pourrait peser sur les marchés : en effet, « Vendredi dernier, les États-Unis ont annoncé de nouvelles sanctions contre des entreprises russes, dont Rusal, l'un des principaux producteurs mondiaux d'aluminium, provoquant une panique boursière en Russie ».

L'euro continue à progresser face au dollar
Ce mercredi, la devise unique remontait, valant « 1,2365 dollar, contre 1,2356 dollar mardi vers 21H00 GMT et 1,2321 dollar lundi soir », pouvait-on lire sur
ZoneBourse.com qui relayait une news AWP/AFP. L’euro était ainsi porté par l’espoir des investisseurs de voir la BCE remonter les taux d’intérêts : « Le Gouverneur de la banque d'Autriche et membre du conseil des gouverneurs de la BCE, "Ewald Nowotny a fait (mardi) des commentaires sur une possible hausse du taux de dépôt de la BCE comme première étape à un durcissement de la politique monétaire" via un relèvement des taux d'intérêt, a indiqué Omer Esiner de Commonwealth FX. »

« L'euro continue à progresser face au dollar », c’est le titre d’un article du Figaro en date du mercredi 11 avril. Si la monnaie unique montait, c’est aussi en raison de la détente entre le pays de l’oncle Sam et l’empire du Milieu quant aux questions commerciales.

Pour
Boursorama.com, dans une news AFP, « L'euro entamait sa quatrième séance de hausse d'affilée face au dollar mercredi ». Selon Ewald Nowotny, « la BCE pourrait relever son taux de dépôt de 20 points de base à -0,2% comme première étape pour normaliser ses taux », l’article rappelant que « Le niveau du taux de dépôt dont les banques doivent s'acquitter pour déposer leurs liquidités auprès de la banque centrale est l'un des instruments de politique monétaire dont dispose la BCE avec le taux d'intérêt directeur, actuellement à zéro ». Une hausse des taux rendrait ainsi la devise européenne plus rémunératrice.

La tendance à la baisse du dollar pas remise en cause par les tensions commerciales
C’est une enquête mensuelle signée Reuters via les
Échos publiée le vendredi 6 avril très intéressante sur la tendance baissière actuelle du dollar. Pour Reuters, les tensions sino-américaines ont été intégrées par le marché des changes et n’influent donc pas sur le cours du dollar : « Même si la perspective d'une guerre commerciale s'est hissée au premier rang des préoccupations des investisseurs du monde entier après les représailles rapides de la Chine contre les droits de douane américains, les marchés des changes jouent un rôle de simple observateur », peut-on lire. Seule une vive montée des tensions pourrait influencer les devises dont le dollar. Néanmoins, « Les plus de 60 responsables de stratégies devises interrogés du 3 au 5 avril s'attendent à des fluctuations limitées à court terme et à une baisse du dollar au cours des 12 mois à venir, des pronostics inchangés par rapport au mois dernier. (…) À un horizon d'un an, les prévisions recueillies lors de l'enquête montrent au contraire que la devise américaine devrait céder du terrain: l'euro est attendu à 1,28 dollar contre environ 1,23 ces jours derniers, un pronostic sans changement par rapport à mars. » Et de rajouter que depuis début janvier, le dollar a cédé 2 % après avoir connu une baisse de 10 % l’année dernière.

Le dollar recule sur les tensions géopolitiques
Cette semaine le dollar pâtit des différentes tensions géopolitiques. Si Pékin et les USA semblent disposés à apaiser les tensions, les investisseurs ne l’ont vraisemblablement pas encore intégré « suite à un rapport affirmant que les pourparlers préliminaires avaient déjà échoué » explique
Investing.com. De plus, « Pour ajouter au malaise du marché, les États-Unis et leurs alliés occidentaux discutent d'une éventuelle attaque militaire contre la Syrie en réponse à une attaque chimique présumée au cours du week-end. La Russie a exhorté les États-Unis à s'abstenir de prendre des mesures militaires, au milieu des tensions croissantes entre les deux puissances ». Affaire à suivre donc.

Comment le yuan est soutenu par son essor à l'international
C’est une information Agence Option Finance (AOF) via
Le Figaro qui nous apprend que la monnaie chinoise, le yuan, s’est apprécié de 4 % par rapport au dollar depuis début janvier. Cette appréciation s’explique, pour Sophie Chardon de Lombard Odier (un groupe bancaire indépendant), par « l’'anticipation d'une hausse de la demande mondiale pour cette devise au fur et à mesure que la Chine en pilote l'internationalisation ».

Le yen continue son repli
Alors que la semaine dernière, mercredi 4 avril, la devise japonaise progressait, ce mardi 10 avril, elle était en repli, rapporte
DailyFx.com : « Après une nette surperformance du yen au premier trimestre, le yen entame une correction depuis 2/3 semaines qui devrait se poursuivre cette semaine. En effet, le yen est la devise qui sous-performe les majeures depuis le début de sa correction. »