Un tweet de Trump fait grimper l’euro
C’est le titre d’un article du Revenu.com ce lundi 16 avril. On y apprend que l’euro monte face au dollar, alors que le président américain accusait, dans un message posté sur le réseau social Twitter, la Chine et la Russie de dévaluer volontairement leur monnaie : « Vers 16h, l'euro valait 1,2388 dollar, contre 1,2331 vendredi vers 21H00 GMT. Il gagne 15% sur un an. » Une remontée pour le moins étonnante : en effet, le dollar aurait pu être porté par les bons chiffres US des ventes au détail au mois de mars, à 0,6 %, soit 0,2 % de mieux qu’attendu, mais il faut croire que les tensions commerciales continuent de peser sur le billet vert.

Mardi, la devise européenne continuait de progressait, peut-on lire dans un article du
Figaro : « L'euro continuait à monter mardi face à un dollar affecté par les incertitudes entourant les intentions de Washington sur le front diplomatique, commercial et monétaire. » L’euro valait ainsi 1,2388 dollar, contre 1,2321 dollar il y a une semaine.

Mais en fin de journée, BourseDirect.fr titrait « Devises : l'euro ébranlé par la chute du moral des investisseurs allemands ». En effet, la monnaie unique reculait de 0,15 % à 1,2365 dollar. Bourse Direct explique que cette baisse est due à la crainte d’un ralentissement de l’économie allemande, suite à la publication de l’indice ZEW (un indice de confiance économique) : « L'indice Zew mesurant le sentiment des investisseurs institutionnels allemands a fortement chuté depuis deux mois, tombant même en terrain négatif en avril... (…) ce qui signifie que les investisseurs anticipent une dégradation de la situation économique de l'Allemagne dans les 6 prochains mois. L'indice est ainsi ressorti à -8,2 points après +5,1 en mars, et contre -0,8 de consensus. L'indice relatif à la situation actuelle s'est établi à 87,9, contre 90,7 le mois précédent et 88 de consensus.» Derrière cette baisse de l’indice, il y a l’inquiétude que génère la guerre commerciale lancée par les États-Unis, avec la crainte de possibles mesures de taxation sur les produits allemands (automobile), et les mauvais chiffres des ventes de détail et de la production outre-Rhin.

ZoneBourse.com évoquait également l’indicateur allemand dans un article du mardi 17 avril, à son plus bas niveau depuis novembre 2012 : « L’euro, lesté par la chute du moral des investisseurs allemands en mars, baissait légèrement mardi face à un dollar qui profitait de son côté d'indicateurs de bonne tenue sur l'économie américaine. »

Mercredi, l’euro continuait de baisser, peut-on lire sur ZoneBourse.com qui relayait une news AWP/AFP : « L'euro baissait légèrement face au dollar mercredi dans un marché qui digérait les données sur l'inflation en zone euro et au Royaume-Uni. (…) L'Office européen des statistiques, Eurostat, a légèrement revu à la baisse mercredi le taux annuel d'inflation de la zone euro en mars à 1,3%, contre 1,4% dans sa première estimation du 4 avril.Ce taux de 1,3% s'éloigne encore un peu plus de l'horizon des 2,0% souhaités par la Banque centrale européenne (BCE). » Des chiffres qui sèment le doute quant aux perspectives d’un éventuel relèvement des taux par la BCE. L'euro valait ainsi 1,2349 dollar vers 11h à Paris.

Dollar s’effrite après le dernier tweet de Trump
C’est le titre d’un article de
Boursier.com du lundi 16 avril. Il évoque donc le tweet du président américain accusant la Chine et la Russie de « manipuler les cours de leurs monnaies » : « L'indice du billet vert, qui mesure son évolution face à un panier de 6 devises de référence, est tombé de 0,4% à 89,47, au plus bas depuis plus de deux semaines. » Ce recul du dollar avait lieu alors même que les chiffres des ventes au détail étaient meilleurs que prévu de 0,2 %.

Mardi, même tendance.
Challenges titrait « Les actions en hausse après Wall Street, le dollar baisse encore ». On apprend que « L'indice dollar, qui mesure les fluctuations de la devise américaine face à un panier de monnaies de référence, abandonne encore 0,12% après un recul de 0,4% lundi, qui l'a ramené tout près de son plus bas niveau en deux semaines ».

Mais mercredi, le dollar remontait, explique
Investing.com : « Le dollar a gagné du terrain face à un panier d’autres principales devises mercredi, la livre et l'euro ayant tous deux reculé après des chiffres soulignant une inflation plus faible que prévu au Royaume-Uni et dans la zone euro. » L’indice du dollar progressait de 0,22 % « après avoir touché un plus bas de trois semaines de 88,95 atteint mardi ».

Le dollar canadien se replie
C’est une news Agence Option Finance (AOF) que relayait Capital ce mercredi 18 avril et qui parle donc du dollar canadien. Elle explique que « Le dollar canadien s'est nettement orienté à la baisse après la décision de la Banque du Canada (BoC) de maintenir son taux directeur inchangé à 1,25%. La devise cède 0,45% face à l'euro et 0,40% face au dollar américain ». Ce statu quo était attendu par les investisseurs, mais ce sont les propos très prudents tenus par la BoC concernant un durcissement de leur politique monétaire qui a pesé sur la monnaie. « La Banque du Canada, qui avait relevait ses taux en janvier, note que la croissance de l'économie canadienne a été plus faible qu'attendu au premier trimestre et prévoit un rebond au second » mais « Elle note aussi que des progrès ont été enregistrés dans les domaines des salaires et de l'inflation ».

Le franc suisse à contresens
LeTemps.ch, dans un article du vendredi 13 avril, évoquait le franc suisse. Alors que les tensions commerciales et géopolitiques inquiètent les investisseurs, le franc aurait dû grimper, jouant à plein son rôle de valeur refuge : « C’est une anomalie qui n’a pas échappé aux experts des marchés financiers. Le franc suisse a connu une étrange semaine. Malgré la multiplication des tensions internationales – bruits de botte en Syrie, sanctions américaines en Russie, escalade verbale dans la guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis –, la monnaie helvétique a baissé. Lundi, l’euro valait 1,1770 franc. Ce vendredi matin, il a atteint 1,1880. » L’article explique les raisons d’un franc en berne : « Suite à la décision de Washington de sanctionner des dizaines de ressortissants et d’entreprises russes, «les Russes ont besoin de plus de liquidités», explique-t-il à l’agence Bloomberg. Autrement dit, des rapatriements d’avoirs de Suisse vers la Russie auraient eu lieu cette semaine. »