L’euro s’affaiblit 

Si les dernières semaines, l’euro jouait au yo-yo, cette semaine il commençait dans une tendance baissière. Bourse Direct rapporte ainsi que la devise européenne était « revenue lundi près de 1,22$, fragilisée par des indicateurs européens mitigés et par des anticipations minimalistes en provenance de la BCE, qui se réunira ce jeudi », soit une baisse de 0,83 % depuis vendredi. Plusieurs facteurs pesaient sur la monnaie unique : les tensions qui se sont apaisées en Corée du Nord, le dollar qui se renforce, mais aussi la réunion de la BCE. En effet, « Les cambistes restent en outre prudents avant la réunion de la BCE de jeudi, qui pourrait déboucher sur un discours plutôt modéré, au moment où l'économie européenne semble traverser une zone de ralentissement ».Et l’article de rajouter : « dans la zone euro, les statistiques signalent un ralentissement, en particulier en Allemagne, la première économie de la région, où le moral des investisseurs a nettement reculé depuis deux mois. En outre, l'indice Ifo mesurant le climat des affaires outre-Rhin (dont la lecture pour avril est très attendue, ce mardi) a reculé depuis deux mois, plombé notamment par les menaces de barrières douanière brandies par Donald Trump. (…) le PMI manufacturier a reculé à 56 points, contre 56,6 en mars, au plus bas depuis 14 mois. Les entreprises manufacturières pâtissent notamment de la poursuite de l'appréciation de l'euro, qui a gagné 12% depuis un an, dont 2% environ depuis le début 2018. » Eh oui, comme nous l’avons déjà dit précédemment, une monnaie forte n’est pas forcément un bon point pour l’économie d’un pays : l’exportation s’en retrouve fortement pénalisée.

« Devises : L’euro reste sous pression mardi midi » c’est le titre d’un article L’Express de ce 24 avril. Bien qu’il ne baissait pas, restant stable face à un panier de devises principales notamment le dollar, l’euro a perdu pas moins de 1,3 % de sa valeur en un peu plus d’une semaine.

Idem pour
Le Figaro qui titrait « L’euro stable face au dollar » ce même mardi : « L'euro restait stable mardi face au dollar, après avoir touché un plus bas depuis début mars, à deux jours d'une réunion de la Banque centrale européenne (BCE) », pouvait-on lire. L’article précise également le recul du moral des entrepreneurs allemands en avril : il s’établissait ainsi « à 102,1 points contre 102,6 attendus ». La prochaine réunion de la BCE ne risque pas de redonner le moral : « Jeudi, lors de la réunion de la BCE, "Mario Draghi (le gouverneur de la BCE, ndlr) devrait adopter la même approche prudente que dernièrement lorsqu'il évoquera la nécessité d'un resserrement monétaire, ce qui ne devrait pas aider la monnaie européenne à se ressaisir (…) ».

Néanmoins, il finissait la journée par une légère remontée, comme on peut le constater dans cet article
ZoneBourse.com qui relayait une news AFP/AWP : « Vers 19H00 GMT (21H00 heure de Paris), l'euro valait 1,2236 dollar, contre 1,2209 dollar lundi vers 21H00 GMT. »

Ce mercredi, l’euro suivait la même tendance si l’on en croit cet article du
Figaro : « L'euro reculait mercredi face au dollar, à une journée de la réunion de la BCE, après avoir atteint la veille en séance son plus bas niveau depuis début mars. Vers 09H00 GMT (11H00 heure de Paris), l'euro valait 1,2203 dollar, contre 1,2233 dollar mardi vers 21H00 GMT. »

Une baisse qu’évoquait également Romandie, l’expliquant par le regain de force du dollar : « "Le déclin des tensions géopolitiques, particulièrement la baisse des craintes de guerre commerciale ont permis aux investisseurs de concentrer leur attention sur les fondamentaux du dollar", tels que sa relation avec les rendements du Trésor américain, a expliqué Jasper Lawler, analyste pour London Capital Group. » Le site revient également sur un autre facteur qui a joué en défaveur de la monnaie unique : « La zone euro a récemment dû faire face à une série d'indicateurs économiques décevants. »

Le dollar avance face à l'euro, aidé par les taux d'intérêt américains
La semaine dernière, le dollar pâtissait d’un tweet de Trump qui accusait la Russie et la Chine de manipuler leur monnaie. Vendredi, le billet vert reprenait du poil de la bête. ZoneBourse.com, qui relayait une news Cercle Finance, explique que le billet vert était « soutenu par la publication de l'enquête de la FED de Philadelphie et des inscriptions au chômage ». Ces chiffres ont renforcé la probabilité de voir la FED relever les taux non pas trois mais quatre fois cette année.

Le billet vert semble enfin revenir sur le devant de la scène cette semaine puisqu’il retrouvait son niveau de début mars face à la monnaie européenne.
ZoneBourse.com explique ainsi que « Le dollar montait lundi face à l'euro alors que le taux de rendement de la dette américaine à 10 ans se rapprochait du seuil symbolique de 3%, rendant la devise américaine plus attractive pour les cambistes ». Le dollar était donc redynamisé, la hausse des taux le rendant « plus rémunérateur ». Des facteurs qui ont pour effet de rassurer les investisseurs et les marchés : en effet, cela laisse présager une hausse de l’inflation et des hausses de taux plus nombreuses que prévu par la FED. L’apaisement des tensions en Corée du Nord, qui a déclaré qu’elle stoppait les essais nucléaires et les tirs de missiles balistiques, mais aussi l’ouverture au dialogue des États-Unis avec la Chine qui mènera peut-être à un accord sont également soutenir la monnaie américaine.

10 arguments en faveur d'une dépréciation du dollar en 2018
Et c’est un article des Échos en date du mardi 24 avril. Le dollar subit une baisse depuis quelque temps. Mais qu’en est-il pour cette année 2018 ? L’article présente une série d’arguments qui laissent à penser que le dollar pourrait continuer dans cette tendance baissière mais précise également que ce recul ne sera certainement pas linéaire, entrecoupé par des phases de correction et des rebonds du dollar.

Le franc suisse flirte avec la barre des 1,20 comme avant 2015 et l’époque du taux plancher
Voilà le titre d’un article du LeDauphine.com du vendredi 20 juin. En quoi cette information est importante ? «Ce seuil était celui que la BNS (Banque Nationale Suisse) a longtemps défendu pour éviter que ses entreprises soient pénalisées par une monnaie trop forte. » Abandonné en 2015, cela avait fait grimper les salaires frontaliers convertis en euros de 15 %. Cela est désormais de l’histoire ancienne.

Suisse : la banque centrale ne compte pas infléchir sa politique malgré la baisse du franc
La BNS, la banque nationale suisse, œuvre pour éviter que le franc suisse ne s’apprécie trop. En effet, valeur refuge en temps de crise, un franc suisse trop fort est mauvais pour les entreprises helvétiques.
Cbanque nous informe dans un article du vendredi 20 avril que la BNS, malgré la baisse du franc suisse, n’envisage cependant pas de revoir ses taux. Elle applique actuellement un taux négatif de 0,75 %, « ce qui a pour effet de renchérir le coût des dépôts et de décourager les placements en francs suisses », et compte continuer sur la même lancée. Et l’article de rappeler que « Après une nouvelle flambée en 2015, le franc suisse a amorcé un net mouvement de repli en 2017, reculant d'environ 9,50% par rapport à l'euro sur l'ensemble de l'année. Il a depuis poursuivi son reflux, cédant 2,44% sur les quatre premiers mois de 2018 ».