L’euro à nouveau en baisse cette semaine
La semaine dernière, la monnaie unique baissait face au dollar, passant sous la barre des 1,20 dollar, et s’installait autour des 1,18 dollar. Ce lundi, le 21 mai, l’euro baissait encore, si l’on en croit cet article du Figaro qui relaie une news Agence Option Finance (AOF) : « L'euro abandonne 0,11% à 1,1761 dollar vers 17h15 après avoir atteint 1,17165 dollar, soit un nouveau plus bas depuis la mi-décembre. » En cause : une remontée du dollar, un apaisement des tensions commerciales entre les deux géants mondiaux du commerce que sont la Chine et les États-Unis, ainsi qu’un regain d’inquiétude sur l’Italie, puisque « La coalition anti-européenne formée par la Ligue et du Mouvement 5 étoiles (M5S) devrait en effet accéder au pouvoir ». Un événement politique qui ne risque pas d’être sans conséquence pour la zone euro, déjà fragilisée par le Brexit et la montée du populisme…


Ce mardi 22 mai, elle connaissait cependant un léger rebond, comme l’indique cet article de
ZoneBourse.com qui relaie une news Agence Option Finance, à « 1,1806 dollar contre 1,1791 la veille » : « L'euro rebondissait mardi face au dollar, après avoir atteint la veille un plus bas depuis mi-novembre, profitant de l'annonce de la Chine d'une baisse des droits de douane sur les automobiles, dont l'Allemagne devrait bénéficier à plein. »

Mais ce regain de vigueur fut de courte durée, puisque mercredi 23 mai, la devise européenne replongeait, passant même sous la barre de 1,18 dollar, indiquait
ZoneBourse.com dans son article : « Mercredi midi sur le marché des changes, la monnaie unique européenne repartait à la baisse face à sa contrepartie américaine et a même frôlé les 1,17 dollar dans la matinée, marquant un plus bas d'environ six mois. »Mais ce n’est pas la peine de regarder vers le pays de l’Oncle Sam pour expliquer cette baisse : nul remontée du dollar en cause, mais bien des statistiques européennes décevantes. On peut ainsi lire que « les indices d'activité PMI composites publiés pour la zone euro au titre du mois de mai ont manqué les anticipations et confirmé un ralentissement conjoncturel. Par exemple, l'indice composite de l'Eurozone est ressorti à 54,1 points après 55 points en avril, et alors que les attentes se situaient à 55,1 points ». Et de relever que « La croissance de la zone euro se replie à un plus bas de 18 mois en mai ». Pas de quoi paniquer cependant, puisque le mois de mai a vu se multiplier les jours fériés ainsi que des mouvements de grève, ceci expliquant sans doute cela. Enfin, d’autres facteurs semblent intervenir dans ce recul de l’euro : « Signalons par ailleurs l'incertitude politique forte qui persiste en Italie, où deux mouvements populistes et anti-européens sont en pointe. Enfin, la Turquie, grand pays de 'l'étranger proche', fait face à difficultés économiques marquées notamment par une croissance ralentie, une forte inflation, et une devise en chute libre. Autant d'éléments de nature à susciter l'intérêt des cambistes pour les monnaies refuge, comme le yen et le dollar. »


« L’euro baisse face au dollar dans un marché attentiste » c’est le titre d’un autre article
ZoneBourse.com ce mercredi 23 paru plus tôt dans la matinée : « L'euro reculait un peu mercredi face au dollar, dans un marché en attente des publications des banques centrales américaine et européenne, après avoir atteint lundi un plus bas depuis mi-novembre en raison de l'incertitude politique en Italie. (…) La publication des minutes du dernier Comité de politique monétaire (FOMC) de la Réserve fédérale américaine est attendue à 18H00 GMT et pourrait donner des indications sur les prochaines étapes du resserrement monétaire en cours aux Etats-Unis. Puis ce sera au tour de la BCE jeudi, avec le compte-rendu de sa dernière réunion de politique monétaire, tenue le 26 avril. »

Enfin,
Boursorama titrait ce même jour « L'euro recule face au dollar en attendant la Fed et la BCE » : « L'euro touchait mercredi un plus bas depuis mi-novembre face au dollar, et depuis août face au yen, dans l'attente des comptes-rendus des dernières réunions monétaires de la Réserve fédérale américaine et de la Banque centrale européenne (BCE). »Mais ce n’est pas tout,« L'impasse politique continue en Italie, les indices PMI de la France et de l'Allemagne sont peu convaincants et l'attrait pour le risque a pris un nouveau coup ». En effet, « Plusieurs indices PMI du cabinet Markit, qui mesure la croissance de l'activité en zone euro, publiés mercredi, se révèlent inférieurs au consensus d'analystes, même si l'activité progresse toujours. L'indice mensuel pour la zone euro s'affiche à 54,1 points, contre 55,1 points en avril, à son plus bas niveau depuis un an et demi ». Quant au programme budgétaire du gouvernement italien, il a alarmé les marchés. Ce dernier prévoit des baisses d’impôts importantes, un revenu de citoyenneté ainsi qu’un abaissement de l’âge de départ à la retraite. L’euro valait ainsi 1,1729 dollar vers 11h, heure de Paris, après avoir touché un plus bas là 1,1699 dollar.

Le dollar continue à marquer des points sur un euro lesté par l’Italie
C’est le titre d’un article de
Challengespublié ce mercredi 23 mai qui fait état du regain de vigueur du billet vert malgré « l’attente de la publication mercredi du compte-rendu de la dernière réunion de la banque centrale américaine (Fed) » par les courtiers et que « Les récents commentaires (de la Fed) suggèrent qu’il n’y a pas d’urgence pour augmenter les prévisions de taux, malgré la hausse de certains indicateurs, en particulier celui de l’inflation ».

La veille, le dollar se repliait légèrement, pouvait-on lire dans cet article du mardi 22 mai de ZoneBourse.com qui se faisait le relai d’une news Reuters : « Sur le marché des changes, le dollar abandonne 0,15% face à un panier dedevises de référence, conséquence de prises de bénéfice logiques aprèssix séances consécutives de hausse qui ont porté la devise américaine au plushaut depuis la mi-décembre. » Le rendement des Treasuries, qui avait largement dépassé les 3 %, était revenu à 3,07 % contre plus de 3,12% le vendredi18 mai.

Le Yen conserve une tendance baissière face au dollar
Le yen, en hausse en début d’année, connaissait un moins bien ce mardi 22 mai, indiquait un article de Daily Fx : « Alors qu’ils semblaient mieux se porter à l’entame de l’année, les fondamentaux du yen se sont une nouvelle fois détériorés la semaine passée. Le PIB du premier trimestre a fortement décroît (-0,6% vs consensus à -0,1%) et le taux d’inflation a ralenti à 0,6%, rappelant la nécessité d’une politique expansionniste de la Banque du Japon. Cette dernière, pourtant optimiste le trimestre dernier sur un taux d’inflation à 2% en 2020, a récemment supprimé le calendrier qu’elle s’était fixé pour cet objectif de l’inflation. »

Néanmoins, Boursorama titrait ce mercredi 23 mai « Le yen attire toujours des flux importants » dans ce relai de news AOF : « Le yen japonais a le vent en poupe, et pas seulement en raison des incertitudes géopolitiques. Selon le rapport hebdomadaire d'ETF Securities, les ETF investis longs en yens face à l'euro ont enregistré la semaine dernière leurs flux entrants les plus importants en 10 semaines, à 24,4 millions de dollars. » De quoi soutenir l’inflation et pousser la BoJ, la Banque centrale du Japon, à revoir sa politique monétaire et la diriger vers une normalisation. Une bonne nouvelle malgré une annonce de contraction économique de 0,6 % pour le Japon, nouvelle que les investisseurs semblent avoir passé à l’as.

Le dollar canadien tempère la vigueur du dollar, et reste haussier face à l’euro
Le dollar canadien a bien du mal à remonter si l’on en croit cet article de Daily Fx : « Au lendemain de la date butoir de la renégociation de l’accord de libre-échange nord-américain ALENA, le dollar canadien n’est pas parvenu à engager une nouvelle tendance. Le dollar canadien semble affecté par les propos de Robert Lighthizer, indiquant que les pays signataires de l’accord ALENA étaient encore «loin d’une attente». En atténuant des déclarations optimistes du premier Ministre canadien, Justine Trudeau, le représentant américain a sans doute contrarié l’engouement du dollar canadien. » Et d’ajouter : « Sur le plan macro-économique, le dollar canadien subit quelques pertes après la publication ce vendredi du taux d'inflation canadien au mois d'avril à 2,2%. Le consensus l'anticipait stable à 2,3%. »


Résilience du dollar australien sous 0,7550$ après les chiffres de l’emploi en Australie
C’est à nouveau un article de
Daily Fx qui revient sur le cours du dollar australien cette fois dans un article du jeudi 17 mai. En effet, ce dernier a du mal à tirer son épingle du jeu mais semble remonter la pente : « Le dollar australien semble réagir favorablement face à son homologue américain aux 22 600 créations d’emplois (consensus à 20 000) malgré la hausse du taux de chômage à 5,6% au mois d’avril. »