L’euro reprend des couleurs face à un dollar affaibli par surprise

En début de semaine dernière, l’euro commençait en baisse. Mais vendredi, contre toute attente, il a progressé face au billet vert, comme le rapporte cet article de Challenges. En effet, il a profité d’un recul du dollar pour monter : « L’euro regagnait du terrain jeudi face à un dollar ébranlé par un indicateur sans éclat sur l’économie américaine (…) » Ainsi, jeudi 21 juin au soir, la monnaie unique valait « 1,1623 dollar contre 1,1572 dollar mercredi » après être descendue au début de la séance à un plus bas depuis juillet 2017. Le dollar a perdu de la vigueur suite à la publication de chiffres sur l’économie US : « Le billet vert a perdu de la vigueur juste après l’annonce d’un fort ralentissement de la croissance de l’activité manufacturière de la région de Philadelphie en juin. Cet accès de faiblesse a surpris les analystes, plus habitués ces derniers mois à des indicateurs de bonne tenue sur l’économie des Etats-Unis. » Mais l’article précise aussi que l’embellie de l’euro est aussi due aux déclarations du ministre italien des finances qui a assuré à nouveau l’intention de son gouvernement de se maintenir dans la zone euro, apaisant ainsi les craintes.

L'euro recule face au dollar dans un marché sur ses gardes
Mais ce rebond fut de courte durée. Ce mardi 26, l’euro repartait à la baisse, si l’on en croit cet article de
ZoneBourse.com, relayant une news AFP/AWP : « L'euro baissait mardi face au dollar alors que les investisseurs, s'interrogeant sur les conséquences des tensions commerciales grandissantes entre les Etats-Unis d'un côté, et l'Union européenne et la Chine de l'autre, restaient prudents. » Ainsi, l’euro était à 1,1646 dollar ce mardi soir contre 1,1704 dollar la veille à la même heure. L’article précise aussi que « De façon générale, les grandes devises "restent confinées dans une fourchette d'échanges limitée et restent soumises à toute la rhétorique en provenance de la Maison Blanche", a aussi souligné Joe Manimbo de Western Union ». L’euro devrait ainsi connaître des difficultés pour remonter.

« L'euro baisse face au dollar après un commentaire de la BCE » c’est le titre d’un autre article de
ZoneBourse.com qui relayait une news AWP/AFP. Ce mercredi 27 juin, l’euro était sous pression après les commentaires de différents banquiers centraux qui restent prudents sur les politiques monétaires à mener : « "Philip Lane (membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne) a suggéré que l'inflation se reprenait mais qu'elle restait toujours en dessous de la cible (des 2%, ndlr)", a-t-il expliqué.Du côté de la Banque d'Angleterre, John Haskel, nouveau membre du Conseil de politique monétaire (MPC), l'instance qui fixe le niveau du taux d'intérêt, "a préféré adhérer à une approche prudente, citant les potentiels risques d'un relèvement des taux trop rapide". » L’euro « valait 1,1627 dollar contre 1,1648 dollar mardi à 21H00 GMT ». Les tensions commerciales entre les Etats-Unis et l’UE pesaient également sur la monnaie unique : « Washington a critiqué mardi de façon virulente l'Union européenne pour ses représailles tarifaires, après que l'entreprise Harley-Davidson a annoncé sa décision de délocaliser une partie de sa production hors des Etats-Unis pour les éviter. »

L'euro montait, à 1,1653 dollar, pourtant en début de journée face au dollar comme indiquait cet article de
ZoneBourse.com : « L'euro progressait très légèrement mercredi face au dollar dans un marché prudent face aux tensions commerciales grandissantes entre les Etats-Unis d'un côté, et l'Union européenne et la Chine de l'autre. »

Le dollar lesté face à l’euro par l’hostilité commerciale des Etats Unis 
C’est un article de 
Challenges de ce mardi 26 juin. Alors que le dollar parvient à sortir son épingle du jeu par rapport à d’autres devises, il accusait le coup ce lundi : « Le dollar était fragilisé lundi par de nouveaux signes du bras de fer commercial engagé par l’administration Trump avec ses principaux partenaires tandis que l’euro était aidé par un indicateur allemand. » Ainsi, « «L’attention du marché reste principalement tournée vers la crainte croissante d’une escalade des tensions commerciales entre les Etats-Unis d’un côté et la Chine et l’Union européenne de l’autre» , a souligné Omer Esiner, de CommonwealtForeign Exchange » peut-on lire dans l’article. Après la Chine, c’est au tour de l’UE de se voir imposer des taxes douanières : « Vendredi, le président américain a menacé d’imposer des taxes douanières à hauteur de 20% sur les importations de véhicules européens. Une réponse selon lui aux mesures de rétorsion de l’UE contre certains produits américains, comme les jeans, le bourbon ou les motos, entrées en vigueur vendredi après l’instauration de taxes par Washington sur son acier et son aluminium. »

Ce même jour, Sptunik titrait : « La fin du dollar fort? » Même si le dollar se maintient, il est légitime, au vu du contexte commercial mais aussi politique, de se poser des questions quant à la réelle force du dollar. Lundi, les publications économiques US ont déçu, voire même ont surpris les marchés : « Les informations publiées aujourd'hui par la Réserve fédérale de Philadelphie ont choqué les acteurs du marché. L'indice manufacturier «Philly FED» s'est effondré en juin de 34,4 à 19 points, ce qui est largement inférieur à toutes les estimations des analystes. C'est aussi la plus forte chute depuis quatre ans et l'indicateur le plus bas depuis l'élection présidentielle. »

Le franc suisse continue d’être soutenu par les différentes sources d’inquiétudes des marchés
Le franc suisse était plutôt en demi-teinte puisque la Banque nationale suisse, la BNS, a réaffirmé qu’elle n’envisageait pas de relèvement de taux pour le moment. Une déclaration qui pouvait peser sur la monnaie suisse. Mais cette semaine, si l’on en croit cet article de
DailyFx.com du mardi 26 juin, elle profite des tensions commerciales pour remonter légèrement : guerre commerciale USA/Chine,  mais aussi avec l’Europe, perte de leadership par Merkel, gouvernement italien dont sont attendues impatiemment les premières orientations politiques, cela a pour conséquence de faire superformer les devises refuges comme le franc suisse. Et l’article de conclure : « L’euro, mais également le dollar ont donc de fortes chances de continuer à évoluer sous pression face au franc lors des prochaines semaines. »

La « main invisible » de la Chine derrière la chute du yuan
Mais ne vous y méprenez pas : une monnaie forte n’est pas forcément une bonne chose. Une monnaie faible, si elle limite les marges de manœuvre concernant les politiques économiques, elle a au moins l’avantage de favoriser l’export. Et ça, la Chine l’a bien compris.
Les Échos évoquait justement la politique économique chinoise dans cet article du mercredi 27 juin. En faisant baisser sa monnaie, la Chine permet de tirer son épingle du jeu : « (…) une baisse globale de 10 % du taux de change global fait progresser les exportations chinoises de l'équivalent de 1,5 point de PIB. » Et de rajouter : « Seulement, ce taux de change par rapport à ses principaux partenaires commerciaux demeure à son plus haut niveau depuis la mi-2016. Il a gagné 1,2 % cette année. Mais contre le dollar, le renminbi a perdu 1,5 % et atteint son plus bas niveau en six mois. »


Le Yen ne tire pas profit d’une accélération de l’inflation au Japon
C’est un article de
DailyFxdu 22 juin qui explique que le yen a bien du mal à être soutenu par l’inflation au Japon. Pourtant, cette dernière est ressortie à 0,7 % : « Le cours du Yen semble partagé entre plusieurs éléments. Fragilisé par la politique monétaire accommodante de la Banque du Japon, sur fond de faible inflation, le Yen espérait un soutien provenant de l’émergence d’un climat averse pour le risque. La récente chute des marchés boursiers, encouragée par les tensions commerciales, aura permis au Yen d’interrompre son recul, sans qu’il ait pu, à ce stade, engager une nouvelle dynamique. Le taux de change USD/JPY reste ainsi bien orienté. Notons par ailleurs la parution la nuit dernière du taux d’inflation global japonais à 0,7% au mois de mai (consensus à 0,6%), ne permettant pas au cours USD/JPY de repartir à la baisse. »


Mais cette semaine, le yen remonte.
Les Échostitrait « Tokyo perd 0,79%, le yen pèse » dans le relai d’une news Reuters. Encore un exemple des méfaits d’une devise trop forte pour l’économie de son pays : « La Bourse de Tokyo a reculé lundi de 0,79%, la vigueur du yen pénalisant les valeurs exportatrices. «(…) Le yen s'apprécie de 0,5% face au billet vert, à 109,42 yens pour un dollar


Le dollar canadien pourrait prolonger sa baisse après les auditions de Poloz
Le Canada est un autre des pays subissant les décisions commerciales de Washington, comme le rapporte
DailyFx dans un article du 26 juin. Mais aussi par l’immobilisme de sa banque centrale : « Alors qu’elle paraissait très probable le mois dernier, la perspective de voir la Banque du Canada relever ses taux au mois de juillet a depuis diminué. Le dollar canadien semble tiraillé entre une banque centrale moins prudente dans ses déclarations accompagnant son statu quo, et l’émergence d’une guerre commerciale avec les Etats-Unis. La perspective d’un ralentissement économique en raison des taxes imposées par l’administration Trump sur l’aluminium et l’acier en provenance du Canada fait craindre les acheteurs du dollar canadien. De même, le décevant niveau d’inflation au mois dernier affaiblit également le dollar canadien en émettant un doute quant à la prochaine réunion de la Banque du Canada