Devises : l'euro reprend de la hauteur vendredi midi
En début de semaine dernière, l’euro était toujours à la peine face au dollar. Mais vendredi, la monnaie unique reprenait du poil de la bête, comme en témoigne cet article de
ZoneBourse.com. Ainsi, elle gagnait 0,70 % à 1,1640 dollar. Le Conseil européen vient soutenir l’euro après une issue qui semble positive sur la question italienne : « Évoquant l'accord sur l'immigration conclu lors du Conseil européen, La Banque Postale AM commente : 'la Lega (parti politique populiste italien ne répugnant pas à la xénophobie, ndlr) met beaucoup d'eau dans son vin', et 'c'est une bonne nouvelle, car cela enlève la menace du veto italien sur toutes les décisions du sommet.' » Le gouvernement italien se veut également rassurant quant à sa politique économique : « (…) les officiels italiens ont répété qu'ils n'entendent pas menacer l'euro. Et 'd'après la Repubblica, le gouvernement ne mettrait pas en place les baisses d'impôts ni le revenu universel, mais négocierait avec la Commission européenne une marge de flexibilité de 0,5 point de PIB pour le déficit', rapporte encore La Banque Postale AM. » Enfin, l’inflation est ressortie à 2 % au mois de juin, s’accélérant en juin.

D’ailleurs
BourseDirect.fr titrait ce vendredi 29 juin « Devises : l'euro grimpe après l'accord sur l'immigration ».On y apprend notamment que « Le marché des changes a salué avec soulagement l'accord conclu au sommet européen de Bruxelles pour contrôler l'immigration. L'accélération de l'inflation à 2% en zone euro a aussi soutenu la devise européenne ». De plus, la situation politique allemande semble s’apaiser, ce qui rassure les investisseurs : « En Europe, sur le front de l'immigration, les 28 se sont mis d'accord, dans la nuit de jeudi à vendredi, sur un texte de compromis, notamment sous la pression de l'Italie, qui exigeait davantage de solidarité de la part de ses partenaires dans la gestion de la crise des migrants.Cet accord (qui prévoit de renforcer les frontières extérieures et de créer des centres de contrôle des migrants à l'intérieur et à l'extérieur de l'UE) soulage la pression qui pesait sur la chancelière allemande Angela Merkel. Celle-ci fait face à une crise politique majeure dans son pays, ses alliés du CSU ayant menacé de faire éclater la coalition au pouvoir si une solution européenne n'était pas trouvée. »

L’euro baisse face au dollar
Mais ce lundi 2 juillet, l’euro repartait à la baisse.
Le Figaro explique que « l'euro baissait lundi face au dollar, pénalisé par les incertitudes politiques en Allemagne et alors que des indicateurs en demi-teinte ont été publiés pour la zone euro ». La monnaie unique valait 1,1609 dollar « contre 1,1684 dollar vendredi à 21H00 GMT ».

Mardi 3 juillet, même constat : l’euro était toujours en baisse face au billet vert. Ainsi
Romandie titrait « L'euro baisse face au dollar, tensions commerciales toujours en toile de fond » dans un relai d’une news AWP/AFP : « L'euro baissait face au dollar mercredi, jour férié aux États-Unis, sur fond de conflit commercial entre Washington et ses partenaires commerciaux et avant des statistiques américaines en fin de semaine. » Les tensions augmentent entre les États-Unis et l’Europe, notamment avec Angela Merkel, la chancelière allemande, qui a prévenu le président américain « contre le risque d'une "guerre" commerciale dommageable si les États-Unis concrétisent leur menace ».

Mais en fin de journée, l’euro réussissait à remonter, si l’on en croit Boursorama dans son article « L'euro monte face au dollar, aidé par l'accord en Allemagne », valant 1,1652 dollar. Dans ce relai de news AFP, on peut ainsi lire que « L'euro se reprenait légèrement mardi face au dollar, aidé par l'accord trouvé en Allemagne entre la chancelière Angela Merkel et son ministre de l'Intérieur, et dans l'attente d'indicateurs américains en fin de semaine ». Le ministre de l’Intérieur n’a pas donc prévu de démissionner, après avoir réclamé à la chancelière un durcissement de sa politique migratoire. Un échec dans les discussions entre Merkel et son ministre aurait ainsi pu mener à une nouvelle crise politique allemande.

Ce mercredi,
ZoneBourse.com titrait « L'euro en légère hausse face au dollar dans un marché attentiste » dans une news AWP/AFP, malgré un marché faisant face aux différentes tensions présentes : « L'euro montait un peu mercredi face au dollar dans un marché prudent, sur fond de tensions persistantes en Europe sur la question des migrants, de conflit commercial entre Washington et ses partenaires commerciaux et avant des statistiques américaines en fin de semaine. (…) Angela Merkel a ravivé mardi les tensions sur les migrants en Europe, après avoir décidé d'un net tour de vis migratoire aux frontières allemandes pour empêcher que son gouvernement ne tombe.» La monnaie unique, qui valait ainsi « 1,1667 dollar contre 1,1658 dollar mardi à 21H00 GMT » ce mercredi, n’est pas pour autant sortie d’affaire : « Mais l'Autriche, gouvernée par l'extrême droite et les conservateurs, a lancé une mise en garde à Berlin, indiquant que le pays "n'est certainement pas prêt à conclure des accords à son détriment". »

Néanmoins, à mi-séance, la devise européenne reperdait du terrain. Dans son article « Marché: léger recul de l'euro à mi-séance »,
L’Express explique que « Mercredi midi sur le marché des changes, la monnaie unique européenne se tassait sans excès de 0,19% à 1,1637 dollar », après un regain de tension au sein du gouvernement allemand : « En effet, l'accord politique sur l'immigration conclu entre le CDU et le CSU permet aux deux branches du parti conservateur d'Angela Merkel de se mettre d'accord, quoi qu'à un coût politique élevé. Mais un autre membre de la coalition gouvernementale, le SPD social-démocrate, n'apprécie guère le document. L'instabilité gouvernementale est donc toujours potentiellement d'actualité outre-Rhin. »

Devise : le dollar repart de l'avant face à l'euro
Si la semaine dernière le billet vert a connu un coup de mou en raison des tensions commerciales entre Trump avec la Chine mais aussi l’Europe, ce lundi 2 juillet, il remontait.
BourseDirect.fr reportait ainsi que « Le dollar a entamé le second semestre en nette hausse, profitant de bons indicateurs macro-économiques aux États-Unis » : « Aux États-Unis, le dollar a été soutenu par la publication d'un indice ISM manufacturier plus fort que prévu en juin à 60,2 après 58,7 en mai et alors que le consensus était logé à 58,4. L'indice PMI manufacturier est lui aussi ressorti solide en juin. Les dépenses de construction sont restées solides en mai, en hausse de 0,4% sur un mois, même si le consensus tablait sur un chiffre légèrement supérieur (+0,5%). »

Le yuan connaît un nouvel accès de faiblesse
Ce mardi 3 juillet, la devise chinoise baissait à nouveau. Si une monnaie peu chère permet de favoriser l’export d’un pays, point trop n’en faut. Ainsi, la Banque centrale chinoise a dû intervenir pour ne pas que le yuan continue dans cette tendance, d’après
Le Figaro : « Le nouvel affaiblissement du yuan aurait entraîné une nouvelle intervention de la Banque centrale chinoise sur le marché des changes. La devise chinoise a perdu jusqu’à 0,9% ce matin, entraînant dans son sillage la Bourse de Shanghai. »

Les Échos titrait ce même mardi 3 juin, « La Chine intervient et fait rebondir le yuan ». Dans cet article, on peut ainsi lire que « La banque centrale serait intervenue sur le marché lundi soir pour soutenir le renminbi. Les autorités chinoises veulent une devise « stable », afin d'éviter un été meurtrier comme en 2015 ». La monnaie de l’empire du Milieu avait ainsi perdu 3 % face au dollar en juin. Après 7 séances à la suite en baisse, la banque centrale a dû intervenir lundi soir pour freiner cette chute. La banque chinoise met ainsi un terme aux soupçons de Trump concernant Pékin qui manipulerait sa monnaie afin de la dévaluer : « Les marchés ont bien reçu le message de fermeté des autorités : la devise chinoise a rebondi de 0,7 %, à 6,6493 renminbis par dollar. La remontée de la monnaie était généralisée. Cette déclaration a permis à la devise chinoise de stopper provisoirement sa chute en suggérant que la Chine ne mène pas une « guerre des changes » (course aux dévaluations compétitives) insidieuse, notamment en rétorsion à la guerre commerciale avec les États-Unis. »


La Banque centrale d'Australie est prête à patienter
C’est
Le Figaro qui évoque le sujet dans un article relai de l’Agence Option Finance ce mardi 3 juillet. La banque centrale australienne a décidé de maintenir ses taux inchangés, à 1,5 % : « Une nouvelle fois, le gouverneur a tenu un discours prudent, rappelant que le retour de l'inflation vers sa cible sera graduel, et faisant référence, comme le mois dernier, aux risques de ralentissement du commerce mondial. L'Australie est notamment dépendante de son grand voisin chinois. » Et de conclure : « (…) la RBA peut et va maintenir sa position neutre à l'avenir. Cela signifie que le dollar australien ne pourra pas compter sur un soutien de la politique monétaire. »