Avec cette baisse de la devise US et cette remontée de l’euro, « le débat de la parité euro-dollar va se poursuivre en 2017 » pour Boursier.com (mardi 3 janvier).

L’article rappelle que l’euro a connu une année pour le moins houleuse et qui l’a vu perdre 3,7 % face au billet vert. Le lundi 2 janvier, « la devise européenne a cédé 0,6% supplémentaire, revenant à 1,0460$, au plus bas depuis février 2003, soit près de 14 ans ». En effet, malgré des chiffres de l’indice manufacturier plutôt positifs – « l'indice PMI a progressé le mois dernier à 54,90 points (lecture finale), contre 53,70 points en novembre » –, l’euro s’est affaibli.

Pourquoi cette volatilité va semble-t-elle se poursuivre cette année ? En cause, des mouvements de yo-yo assez étonnants et difficiles à analyser : « Pour rappel, l'euro avait terminé 2016, vendredi, par un étonnant mouvement de yo-yo : la monnaie unique européenne s'était emballée sur les marchés asiatiques, sans doute pour des raisons techniques, accentuées par le déclenchement automatique d'ordres initiés par des algorithmes. Dans un tout petit volume, l'euro est ainsi remonté vendredi jusqu'à 1,0655$, avant de rechuter en fin de séance. » Néanmoins, des spécialistes des marchés prévoient une tendance baissière à la monnaie européenne en raison des différends existants sur les politiques monétaires entre la FED et la BCE, l’une préférant remonter les taux d’intérêt alors que l’autre poursuit son programme d’assouplissement. Le dollar, lui, devrait bénéficier de l’effet des Trumponomics, le programme économique de Trump qui prévoit des baisses d’impôts et un plan de relance important censé donner un second souffle à l’économie américaine. L’article se conclut sur un rappel, et non des moindres au sujet de la parité euro-dollar : « Les prochaines semaines diront si le seuil de soutien d'un euro pour un dollar sera enfoncé, ce qui serait une première depuis décembre 2002... »

Pour Le Figaro, la tendance est également au pessimisme le 6 janvier : « Les stratégistes continuent de miser sur un euro faible en raison des politiques divergentes de la Banque centrale européenne et de la Réserve fédérale américaine, ainsi de l'incertitude liée à plusieurs élections majeures sur le continent européen en 2017. (…) "Le principal risque d'une nouvelle baisse de l'euro face au dollar devrait venir des élections aux Pays-Bas, en France, en Allemagne et peut-être en Italie. En cas d'un large vote en faveur des candidats ou des partis eurosceptiques, l'euro pourrait souffrir", déclare Jean Louis Mourier, économiste chez Aurel BGC à Paris. » Les prochains mois diront s’ils ont eu tort ou raison.

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