Jeudi 24 mars 2011, les métaux précieux libellés en dollars US ont atteint de nouveaux sommets : 1448.6 $US l'once d'or sur le marché à terme américain, 1447,82 dollars sur le marché au comptant (un niveau sans précédent) et 1441.25 dollars au fixing de Londres.

Concernant l'once d'argent, celle-ci a vu son cours bondir jeudi jusqu'à 38,18 dollars, son niveau le plus élevé depuis février 1980. Le métal gris, souvent vu comme une alternative plus accessible car meilleur marché que l'or, a fini vendredi à 37,68 dollars l'once, contre 35,15 dollars la semaine précédente.

Il s'agit des nouveaux plus hauts de l'année 2011. Sur le marché des pièces, lingotins et lingots d'or, les précédents records n'ont pas été bousculés. Au contraire, les acheteurs de 50 Pesos Mexicains OR ont réalisé de belles transactions les 24 et 25 Mars sur le marché CPoR (Les primes étaient alors négatives de l'ordre de -4% : (Cotation du 24/03 : 1185 € et la cotation du 25/03 était 1180.25 €))

  • La pièce de 20 Francs Napoléon Or oscille entre 195 et 199 € pour une valeur intrinsèque inférieure à 189 €.
  • Les lingotins en or de 500 grammes ont une prime de presque 5 %. Pour constituer un kilo d'or fin à partir de 2 lingotins de 500 grammes, cela couterait 33800 € soit 1300 euro de plus qu'un lingot d'or.

Ces nouveaux records reflètent l’inquiétude d’investisseurs face à la multiplication des crises dans le monde. Les échanges s’étaient montrés frénétiques après le tsunami au Japon et les problèmes du nucléaire qui s’en sont suivi, et s’étaient encore intensifiés avec les soulèvements successifs au Moyen-Orient et l’intervention militaire des occidentaux en Libye. Et la nouvelle d’une bombe dans un autobus à Jérusalem mercredi a aussi contribué à dresser un tableau chaotique de la situation internationale. Un tableau qui joue les détonateurs pour de nouveaux records, sur fond de situation macroéconomique déjà explosive pour le métal.

Selon MKS Finance, important fondeur et négociant d'or basé en Suisse, on note que les conséquences de l'accident nucléaire de Fukushima et les tensions politico-militaires du Moyen-Orient passent au second plan. En revanche, l'attention des investisseurs se focalise sur les craintes entourant les dettes souveraines européennes. (après la démission du Premier ministre portugais José Socrates)

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