La vigueur de la monnaie unique ne se dément pas
C’est le titre d’un article de Boursorama se faisant le relai d’une news CercleFinance.com ce vendredi 2 février. Si la semaine avait commencé autour des 1,24 dollar pour l’euro, en fin de semaine, la monnaie unique s’installait à 1,2520 dollar, malgré un léger tassement par rapport à la veille. La raison de cette force de l’euro ? Le dollar avait du mal à progresser, malgré un durcissement du ton de la FED, et les résultats des enquêtes Markit confirmaient une vigueur de l’activité dans la zone euro : « Certes, l'institut IHS Markit a fait état hier d'un léger recul (de 60,6 à 59,6 points) de l'indice final PMI pour l'industrie de la zone euro en janvier. 'Si les taux d'expansion de la production et des nouvelles commandes fléchissent par rapport aux niveaux quasi-record enregistrés en fin d'année, ils restent toutefois parmi les plus forts enregistrés depuis le début de l'enquête en 1997', indique IHS Markit, qui souligne le 'plus fort degré de confiance depuis le début de l'enquête'. »


L'euro stable face au dollar après son recul de vendredi
Ce lundi, l’euro était stable indique un article de Romandie : « Vers 07H00 GMT (08H00 HEC), l'euro valait 1,2453 dollar, comme vendredi vers 22H00 GMT. »On peutlire que « "L'économie de la zone euro est bonne et il y a des spéculations sur le fait que sa politique monétaire sera resserrée", a rappelé Shinichito Kadota, responsable des changes de Barclays Securities. "La pression en faveur d'un euro fort se poursuit", a-t-il dit à l'AFP, soulignant que la tendance sous-jacente à la faiblesse du dollar n'avait pas disparu avec la reprise du billet vert vendredi ».

Mais « L’euro tient le choc après un lundi difficile », titrait
Boursorama.com dans un relai de news CercleFinance.com ce mardi 6 février. Malgré finalement une perte de vitesse la veille, l’euro reprenait 0,12 % face au billet vert ce mardi, à 1,2399 dollar. L’article explique ainsi la baisse des derniers jours : « En cause : la tension plutôt rapide des taux d'intérêts à long terme, alors que la tenue de la croissance et l'orientation des salaires aux Etats-Unis, et l'accélération conjoncturelle qui prévaut toujours en Europe, laissent entrevoir le retour de l'inflation. » C’est sans compter également le rendement du T-note fédéral à 10 ans, dont les taux continuent de se tendre, atteignant lundi les 2,88 % au cours de la séance, un « nouveau sommet depuis 2014 ».

Mercredi, l’euro reste à la peine contre le dollar, peut-on lire sur
ZoneBourse.com : « La monnaie unique européenne restait sous pression mercredi midi sur le marché des changes, du moins face à ses contreparties japonaise et américaine. À cette heure, l'euro perd 0,26% à 1,2346 dollar, ainsi que 0,72% à 134,67 yens. » Les taux longs US continuent donc de peser sur la monnaie unique.

Pour
Boursorama, la prudence était de mise ce mercredi sur les marchés, suite aux remous qui les ont animé en ce début de semaine : « Les Bourses américaines, saisies d'un mouvement de panique après plusieurs mois d'euphorie boursière, ont en effet dégringolé lundi, provoquant un effet domino sur les marchés asiatiques et européens et entraînant un afflux d'investisseurs vers les actifs jugés moins risqués comme la devise américaine. »L’euro valait 1,2376 dollar mardi en fin de journée. Après une aversion pour le risque, les monnaies reprenaient un peu « leur souffle ».

Le dollar, porté par des indicateurs encourageants, tente de se reprendre
Après un recul en début de semaine, le billet vert remonte enfin vendredi 2 février, « revigoré par les bons chiffres sur l'emploi américain » comme l’explique ZoneBourse.com dans une news AFP/AWP : « 200000 emplois nets ont été créés et le taux de chômage est resté à 4,1%. Surtout, les salaires ont augmenté de 2,9% sur un an, le rythme le plus rapide depuis 2009. » Ces nouvelles plutôt positives pour l’économie américaine ont ainsi fait progresser le rendement des bons du Trésor et augmenter les chances de voir la FED « accélérer le rythme de remontée des taux d'intérêt cette année » : autant de facteurs qui viennent soutenir et faire grimper le dollar qui, notons-le, reste néanmoins proche de ses plus bas niveaux en 3 ans face à un panier d’autres devises importantes.

Ce lundi, le billet vert profitait donc de ces chiffres encourageants, comme l’indique
LaLibre.be ce lundi 5 février : il profite « d'indicateurs de bonne tenue sur l'économie américaine et de la montée des rendements sur le marché obligataire ». Le rapport sur l’emploi diffusé vendredi soutient donc la monnaie US : il a « montré une nouvelle fois un niveau d'embauches important et surtout, un bond des salaires, au rythme le plus rapide depuis 2009 ». De plus, « Lundi, un nouvel indicateur meilleur qu'attendu est venu donner un coup de pouce au billet vert, la croissance de l'activité dans les services aux États-Unis a repris de la vigueur en janvier pour s'établir à 59,9% ».

Le lendemain, le dollar était toujours aussi prisé, pour
RadioExpressFm.com : devise de référence, « Le dollar s'est renforcé de toutes parts lundi, porté par une vague d'aversion au risque, les investisseurs tentant d'ajuster leur portefeuille dans le sillage d'une hausse des rendements obligataires américains et de la baisse du marché actions ».

D’ailleurs, le mercredi, le dollar poursuit sa hausse « avant le discours de Trump et le Sénat américain » peut-on lire sur
DailyFx.com : « En effet, la chambre des représentants a trouvé un accord temporaire cette nuit permettant d’éviter un nouveau shutdown du gouvernement. Le Sénat devra cependant valider la proposition avant vendredi pour éviter l’arrêt des activités gouvernementales. Le discours de Donald Trump concernant les détails de son plan d’investissement dans les infrastructures publiques, prévu lundi pourrait également être un catalyseur. »

La banque centrale australienne peut-elle tenir encore longtemps le statu quo ?
La RBA, banque centrale australienne, tente de maintenir le dollar australien. On apprend par
Le Figaro qu’elle a maintenu « comme attendu son taux directeur à 1,5 % mais s'est montrée plus précise concernant ses prévisions d'inflation » : « Cette dernière devrait en effet dépasser légèrement la cible de 2% cette année. Début décembre, la RBA avait affiché sa confiance dans une accélération de l'inflation sans donner plus de précision. » Mais la RBA reste cependant prudente, car « une hausse du taux de change pèserait sur l'accélération attendue de la croissance et de l'inflation ».

Le franc suisse reprend sa baisse
Et c’est
DailyFx.com qui nous en informe ce mardi 6 février. La BNS, la banque nationale suisse, tente de maintenir le franc, valeur refuge en temps de crise sur les marchés, à un niveau qui ne plombe pas ses exports. Effectivement, une monnaie forte peut grever l’économie du pays. Cette semaine, la devise helvétique montre des signes de faiblesse, et l’article d’ajouter « le franc suisse pourrait retrouver une tendance baissière après s’être apprécié de plus de 2,5% depuis ses plus bas de mi-janvier ».

Le yen reprend sa baisse
Même scénario pour la monnaie japonaise qui elle aussi a du mal à ne pas s’apprécier.
DailyFx.com explique que « Le cours de l’USD/JPY reprend sa hausse grâce à la baisse du yen entraînée par l’intervention de la banque du Japon sur le marché obligataire », dans un article du vendredi 2 février. En effet, la banque centrale est très vigilante quant au yen car « Les rendements des obligations mondiales augmentent, ce qui ne convient ni aux entreprises, ni aux Etats qui font face à des coûts d’emprunts plus élevés » : « Une hausse des rendements obligataires d’État japonais a tendance à soutenir le yen qui a long terme, pourrait impacter les efforts de la BoJ pour soutenir l’inflation. »